Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse
LEUCISME  CHEZ  LE  BLAIREAU
" L'ourson  esprit  des  bois "

Tout comme d'autres espèces animales, le blaireau lui non plus n'échappe pas à cette règle qu'est ce phénomène appelé  leucisme. Le leucisme, qu'est ce que c'est ? l'étymologie du mot vient du grec ancien λευκός / leukós (« blanc ») ou, leucistisme est un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur blanche des téguments sur toute la surface ou par zones, liés à un déficit des cellules pigmentaires (absence ou dégénérescence). Tout comme le terme albinos qui vient du latin albus = blanc absence de pigment, est un homonyme de leucisme. Les iris sont normalement pigmentés ou de couleur plus claire que le phénotype normal, mais jamais totalement dépigmentés comme dans l’albinisme.


Le leucistisme est dû à certains gènes qui interfèrent avec la différenciation ou la migration des chromatophores et des mélanocytes issus de la crête neurale lors de l’embryogenèse, ou qui entraînent leur dégénérescence, leur nécrose ou leur apoptose prématurée. À la différence de l’albinisme, il touche tous les pigments et non seulement la mélanine. Les iris sont colorés et la rétine normalement constituée. La raison pour laquelle il influence moins les yeux serait que les épithéliums pigmentaires de l’iris et de la rétine proviennent du tube neural et non de la crête neurale.

Comment le montre l'image ci dessus, le leucisme n'est parfois pas très présent.


Le leucistisme s’observe le plus souvent chez les animaux. Le piébaldisme et la dépigmentation caractéristique du vitiligo peuvent être considérés comme des formes de leucistisme humain.

Les animaux leuciques ou leucistiques, ne sont pas plus sensibles au soleil que n’importe quel autre. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants: la couleur blanche ayant un albédo élevé, elle protège davantage de la chaleur.

La blancheur des téguments n’est pas forcément due au leucistisme. Outre l’albinisme, il existe des cas où le pigment présent dans la peau n’est pas absorbé par les plumes ou les poils qui restent blancs; dans le cas où la couleur est d'origine alimentaire, un changement de régime peut entraîner une blancheur anormale. Le leucistisme chez les animaux peut être considéré comme une anomalie (tigres blancs) ou comme une des variétés habituelles de robe (chats, chiens...).

"L'ourson" blaireau et l'ours Kermode les deux esprits des forêts.



QUANT  LE  BLAIREAU  SE  PREND  POUR  L'OURS  KERMODE

Le blaireau à décidé de plagier le très célèbre ours Kermode (Ursus americanus kermodei), ou « Ours Esprit » surnommé par les indiens Tsimshians. En faite, le Kermode est une sous-espèce rare de l'ours noir qui vit sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. Environ 1 individu sur 10 porte un pelage blanc crème ce qui ne le rapproche pas pour autant de l'ours blanc qui appartient à une espèce différente (Ursus maritimus), il est plus petit qu’un ours polaire il ne mesure que 1,20 mètre pour un poids pouvant atteindre 135 kg pour un mâle, alors que l’ours polaire peut atteindre 800 kg pour taille de 2 à 3 mètre de longueur. Il est plus solitaire aussi, le kermode vit sur un territoire insulaire. La particularité de sa fourrure est en fait due à la présence d'un gène récessif (le gène MC1R). Il ne s'agit donc pas d'un cas d'albinisme mais d'un exemple de leucistisme.

Avec une superficie de près de 65 000 km2, la région de la forêt Grand Ours où il se trouve couvre 400 km de la côte occidentale du Canada et comprend un vaste réseau de fjords, d'îles très boisées et de montagnes surmontées de glaciers. le Kermode est omnivore et, il est aussi à l’aise dans l’eau, sur terre ou dans les arbres. 

L'ours Kermode a été nommé ainsi en l'honneur de Francis Kermode scientifique Canadien, il fut l'un des premiers à l'avoir découvert en 1905 puis ensuite il la étudié cet animal vraiment très unique.

Francis Kermode et l'ours esprit


L'ours Kermode tient une place importante dans le folklore des Amérindiens locaux. L'ours Kermode a survécu, en grande partie grâce aux Amérindiens qui ont gardé leur existence secrète auprès des chasseurs. Il a gagné récemment une protection spéciale : en Colombie-Britannique, tirer sur un ours blanc est désormais passible d'une amende de près de 70 000 euros.

On peut également l'observer sur les îles de la Princesse Royale et Gribbell, où il vivait en toute quiétude jusqu’à très récemment. Aujourd’hui c'est la déforestation qui menace son habitat.


Image de Fabrice Simon,
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