Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse
INDICES   ET   TRACES   DE   PRÉSENCE
"  Sur   la   piste   du   Blaireau  "

Prise d'empreinte palmaire à l'encre
image de gauche patte postérieure droite et la droite patte antérieure gauche



Anatomie  des  empreintes  antérieures  et  postérieures
La  patte  antérieure  se  trouve  à  gauche  et  la  postérieure  est  à  droite




Sur l'image de gauche l'on peut voir nettement les griffes mais les pelotes sont peut perceptibles, alors que le cliché de droite les deux empreintes sont parfaitement bien marquées.


Sur le cliché de gauche il vous sera bien difficile de trouver une empreinte parfaite surtout quant il il a que les marques de griffes, l'image de droite vous montre la même image mais l'empreinte a été dessinée cela vous montre ce que devrait être normalement l'empreinte fixée sur le substrat.



Le Blaireau, comme son cousin l'Ours, est un plantigrade typique, d'ailleurs la forme des empreintes ressemblent beaucoup à celle des Ursidés miniature, ils seront donc très facile à identifier sur le terrain, en plus chacune de ses pattes possèdent cinq doigts très rapprochés les unes des autres tout en étant presque alignées et elles sont pourvues d'imposantes griffes non rétractiles très spécifique de l'espèce, elles impriment généralement assez bien sur le sol surtout elles apparaissent plus nettement près des pelotes mais, cela dépend aussi de beaucoup de facteur par exemple de l'âge de l'animal ou de leurs usures. Avec des détails anatomiques aussi bien dessinés sur le substrat, il sera parfaitement aisé de reconnaître le propriétaire qui a laissé son passage sur un chemin forestier. Comme le montre les deux fiches ci dessus, la forme anatomique des pattes antérieures et postérieures sont complètement différentes les unes des autres. Tout d'abord l'on peut observer que les griffes puissantes des pattes antérieures sont beaucoup plus longues, normal se sont les "outils" les plus sollicités afin de construire son logis au coeur des entrailles terrestre et de plus, les empreintes antérieures sont légèrement plus grandes en longueur de 5 millimètres et si l'on compte la pelote carpienne elle mesure 7 centimètres dans sa totalité. La largeur est également différente, les antérieures sont 5 millimètres plus grande que les postérieures. Pour montrer une nouvelle fois que les pattes antérieures sont différentes des antérieures, les longues griffes des antérieures, comme narré plus haut, sont toujours très perceptibles, elles sont très espacées des pelotes digitales et comme nous le montre le dessin de la fiche anatomique de l'empreinte antérieure plus haut, normalement le Blaireau n'appuie sur le sol que l'extrémité de ses pattes, c'est en quelque sorte un pseudo plantigrade, donc dans des conditions normales de terrain, l'on pourra observer seulement une impression des pelotes digitales et des pelotes médianes ou métatarsiennes, seule les pelotes carpo-métacarpiennes et métatarsiennes ne sont généralement pas visibles ou peuvent marquer, seul un substrat assez mou pourrait les enregistrer ou lorsque le Blaireau est en position de repos sur ce type de terrain. Il arrive même que les pelotes ne marquent pas sur certains sol et avec un oeil exercé l'on pourra rencontrer dans la nature seulement les griffes qui peuvent être bien perceptibles. Il se peut que parfois le doigt interne ne marque pas, donc un risque de confusion peut être possible avec celle d'un chien, mais vu l'originalité de l'empreinte de Meles meles une erreur d'analyse peut être très faible, car le chien possède uniquement quatre pelotes, ces dernières ne sont pas alignées comme celles du Blaireau, les pelotes des doigts 2 et 5 sont beaucoup plus rejetées vers l'arrière et, les griffes du chien marquent toujours dans leurs totalité et surtout elles sont beaucoup plus petites.    

Cette photo montage vous montre qu'il est particulièrement facile de faire la différence entre l'empreinte du chien et celle du Blaireau



Dans son ouvrage Ernest Neal au - chapitre 2 caractéristiques générales - voir l'image ci dessus, il évoquerait que la patte du mâle et celle de la femelle ne serait pas identique anatomiquement, alors vrai ou faux cela reste encore à être confirmé.



Ces six images nous montrent trois voies et des pistes différentes de déplacement au pas et ainsi qu'un gros plan des empreintes postérieures et antérieures parfaitement imprimées sur différentes natures de substrats.


Deux autres empreintes assez bien marquées dans de la neige fraîche


Sur ces deux images l'on observe une piste avec des empreintes imprimées dans leurs intégralités. Sur le cliché de droite l'empreinte typique de ce plantigrade, des traces que l'on peut voir que très rarement.  



Non non sur cette image ce ne sont pas les empreintes des bottes d'un bipède qui nous intéresse, si vous regardez soigneusement il y a des marques de griffes de deux pattes d'imprimées, pour connaître la solution passez le curseur patte du Blaireau sur la photo la solution vous sera révélée.
( Cette photo à été prise à hauteur d'homme afin de mieux comprendre et mettre l'indice en situation )


Les deux polaroids ci dessus, nous montre également comme parfois il est très difficile d'observer des empreintes de Blaireau quant le terrain est aussi accidenté par des traces de pneus d'un tracteur et surtout, pour compliquer les problèmes de recherche des traces, sur le substrat il n'y a que les griffes qui se sont imprimées l'on ne voit que très peu l'ensemble des pelotes.

Cette image nous montre ou a été photographier les empreintes des griffes, la zone rouge montre le secteur des traces. 
  


Les  différentes  voies  et  allures  de  déplacement

Le Blaireau se déplace plus généralement au pas ou au trot, de cette façon la patte antérieure vient se placer juste derrière la postérieure au pas parfois même les deux empreintes peuvent fusionner ensembles, alors que au trot c'est l'inverse, l'antérieure se trouve beaucoup plus vers l'avant de la postérieure l'on peut remarquer aussi que sur une voie certaines empreintes peuvent légèrement se chevaucher entres elles, cela indique alors une phase de déplacement un peu plus rapide. La séquence de formule du déplacement au pas peut être  interprété comme ceci ant.g - post.g / puis ant.d / post.d. La longueur du pas peut varier et peut atteindre 50 à 70 centimètres, alors qu'au trot cela va de 70 centimètres à 1 mètre. L'allure au galop est peu pratiqué, il utilise ce mode déplacement seulement lorsque le Blaireau est effrayé par quelque chose de suspect, dans le contexte d'une défense de territoire face un congénère ou pour regagner prestement son logis de terre. Il lui arrive parfois de faire quelques escapades diurnes, dans cette condition pour parcourir un biotope découvert il le traversera au galop il peut atteindre des pointes de 25 à 30 km/h. et la longueur dépassera largement plus d'un mètre. Lors d'un tel déplacement la voie s'allonge beaucoup ce qui à pour effet d'espacer très nettement les quatre empreintes et les doigts de ces dernières sont fixées sur le substrat légèrement tournés vers l'intérieur pour ainsi enchaîner plus rapide chaque foulées et obtenir aussi une plus grande force de propulsion. Les bonds sont utilisés qu'exceptionnellement uniquement pour franchir un obstacle ou lors des phases de jeu.



Afin que vous puissiez reconnaître facilement dans la nature les deux types principaux de déplacement du Blaireau le pas et le trot, voici donc un dessin qui alimente en faite les deux images du dessous prises non loin d'un petit village ou habite une famille de Blaireau  


Piste très visible près d'un village aux nombreuses gueules, dans un massif forestier 

Deux piste différentes, sur l'image de droite l'on peut observer une grande traînée d'urine



Les  laissées  et  latrines
Les latrines du Blaireau sont généralement observable dans un rayon de 50 mètres environ autour d'une adresse de Meles. Elles se présentent sous forme de petites dépressions plutôt cylindrique et les communes dimensions sont d'un diamètre avoisinant les 8 à 15 centimètres pour une profondeur de 5 à 10 centimètres. Les toilettes ou latrines du Blaireau sont appelés pots, leur nombre peut varier de un à plus d'une vingtaine voir même beaucoup plus, mais toutefois, ils ne sont généralement pas toutes utilisées et l'on peut ainsi très souvent trouver plusieurs laissées empilées dans un même pot. L'utilisation la plus intense des latrines se situe dans la période des mois de janvier et jusqu'à mars lors de la période des amours. Les crottes du Blaireau correspondent à quatre grands types, celui en cigare de 5 à 8 centimètres de longueur pour un diamètre de 2 à 2,5 centimètres environ le colori peut varier du gris au brun, généralement ce type de laissées ne présente pas de poils et le contenu n'est pas identifiable en surface. Le second type est plus du genre cylindrique de taille identique à la précédente et sa coloration est plutôt noir avec une odeur forte ce qui la traduit par une alimentation carnée. La troisième, sont des laissées de forme identiques au deux premières, mais ces dernières présentes en surface une texture se traduisant par des trous leurs donnant ainsi un aspect poreux, à sa surface l'on peut parfaitement identifier tous les aliments ingérés comme les chitines d'insecte. La quatrième toujours identique à celles cités avant, son colori est très mimétique au sol environnant, d'aspect terreux ce qui en résulte une forte consommation de lombrics le menus favoris du Blaireau. Les types 1, 2 et 4 peuvent avoir l'aspect d'une excrétion liquide et en séchant elles peuvent avoir une forme de bouse comme évoquant une sorte de meringue.
Certaines espèces de renards utilisent également des latrines. Tout comme le blaireau ils creusent un petits trou dans le sol, afin de faire un petit caca. Les espèces de renards qui usent de ces "toilettes publiques" sont le renard polaire (Vulpes logopus)  est présent dans l'ensemble de l'Antarctique, le renard véloce (Vulpes velox) et le renard nain (Vulpes macrotis) vivent tous les deux en Amérique.   


De gauche à droite : le renard nain, le renard polaire et le renard véloce


Deux images nous montrant un biotope différent pour les pots à gauche dans un site troglodytique et à droite dans une zone agricole et forestière; l'image de gauche le laissée est de type liquide nous montre au forte consommation de lombrics, mais le cliché de droite l'on observe des laissées en formes de gros cigares du type 3



Sur ces clichés l'on peut observer des laissées du type bouse comme une sorte de meringue d'un aspect plutôt terreux, ce qui nous indique donc une forte consommation de lombrics


Troisième type de laissée, l'on peut parfaitement voir sur ces deux images les différentes aliments consommé par le Blaireau, à gauche composée principalement de baies, de fruits et de chitine d'insectes, à droite l'on remarque surtout que des restes de céréales



Traces  et  indices  divers

Pour en finir avec les indices de présences du Blaireau, parfois les images sont mieux qu'un discourt, alors vous trouverez donc ci dessous plusieurs images vous donnant un aperçu de cheptel des autres traces que l'on pourra observer dans la nature comme surtout des marques de griffures sur différents supports naturels. Notons également que le Blaireau lorsqu'il est à la recherche de son casse croûte favoris les lombrics, il peut laisser sur un sol couvert d'un tapis de feuilles mortes des sortes de traces que l'on appelle vermillis. c'est en fait un sillon le vermiforme qui est plutôt dessiné superficiellement qui a des sections courtes, étroits, peu profond et droites. Attention! toutefois, évoquons quand même que le Sanglier use de la même technique pour consommer également des vers de terre, mais la trace de ce dernier laisse une trace très sinueuse, plus profonde et beaucoup plus désordonnée, mais pour une détermination précise, cela peut s'avérer très délicat.
L'ont peu observer également d'autres indices de présences comme les coulées, se sont des sentiers que les blaireaux empruntes continuellement, ce qui à pour effet de tasser la terre et d'empêcher ainsi le développement de toute végétation si que ces chemins restent visibles. Ces coulées crée ainsi autour du terrier principale des pistes très caractéristiques, qui relient les différentes gueules et ces chemin mènent aussi aux latrines ou à l'orée de la forêt, voir même conduisent aux site favoris d'affouragement. Mais attention ! de tels sentiers peuvent être utilisé par d'autre mammifères, comme les renards, les sangliers ou les chevreuils, amis ces derniers sont si nettes qu'un observateur non averti pourrait les confondes avec des sentiers pédestres humains, si elles ne passaient pas parfois sous des buissons , un tronc d'arbre ou une clôture de fil de fer barbelé, d'ailleurs sur ces barbelés un autre indices peu être observé, des touffes de poils peuvent y être fixé. Pour les blaireaux ces passages représentent avant tout des pistes odoriférantes qui leur permettent de se repérer dans la nuit. Autre petit astuce pour savoir si ces coulées sont bien empruntées par le blaireau, si vous observez des traces de fouilles le long de de celui ci, c'est que vous êtes sur une piste éventuelle d'une adresse de blaireautière.            



Les coulées



Les poils sur un fil barbélé



Les traces de griffures
Sur une coulée plusieurs marques de griffures sur un tronc d'arbre, la flèche nous montre ou se situe la marque de griffure


Grosses quantités de traces de griffures sur la parois d'un site troglodytique, à sa manière Meles se lance dans l'art de la gravure rupestre   


Marques de griffures sur une souche de châtaigné  


Aux alentours d'un village plusieurs blocs de tuffeaux retirés lors de travaux de terrassement d'un terrier, l'on peut voir d'importantes marques de griffures    



Les traces de fouilles
Trace de fouille près d'une adresse de terrier de Blaireau au coeur d'une forêt


Après une nuit neigeuse, les pitances seront  assez difficile à trouver, ici sur ce cliché l'on peu donc voir une trace de recherche de nourriture et une piste sur cette éphémère manteau blanc


 Sur ces deux images prises au même endroit, sur la grande l'on peu observe un important grattage afin de trouver quelque chose à ce mettre sous les dents, comme nous le montre la flèche, la petite image nous révèle c'est importante fouille. Remarqué bien les quatre traces de griffes sur la terre


Sur cette image l'on peut voir un "carnage" sur un nid de guêpe sociale. Le blaireau a bien des liens de parentés avec son cousin l'ours, tout comme lui il adore le miel.

 Sur ce cliché vu en gros de l'image présentée ci dessus, l'on peut observer plusieurs morceaux de cadavres d'ouvrières de la guêpe commune Vespula vulgaris.






ルドビク    トオマス   /   le  Royaume  de  Meles   /  copyright ©

11 commentaires:

  1. super page ! merci pour toutes ces infos !

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    1. Bonjour Arkanciel,

      Merci surtout à vous d'apprécier ce présent blog, j'espère vous avoir fait connaître un peut plus le monde merveilleux de Meles.

      Merci de votre visite

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  2. Merci pour ces infos, nous avons trouvé la trace d'un blaireau au trot dans l'argile de notre jardin du Lot et Garonne.

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  3. Un vrai travail de recherche, mieux que les bouquins dans le commerce; félicitation et merci de mieux faire connaitre notre ami ourson noir et blanc.

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    1. Bonjour,
      le commentaire que vous publiez me touche vraiment beaucoup, merci à vous d'apprécier ce blog sur le royaume extraordinaire du petit pandas de nos contrées Françaises

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  4. La meilleur page du web sur les meles, merci de la part d'un amoureux des meles

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  5. Super, blog très clair, je fais un pas de plus dans le repérage de notre mammifère ! Merci
    AH

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  6. magnifique blog et informations pertinentes! On y trouve tout ce qu'on cherche lorsqu'on s'intéresse à ce sympathique petit ours de nos forêts...

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    1. Merci beaucoup aux deux anonymes d'avoir fait un bout de chemin dans le royaume de Meles meles, qu'ils en soient tous deux généreusement remercier et, merci de l'intérêt qu'ils portent au "Taison", formidable petit ourson mustélidés...

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  7. Bonjour,
    Votre article est très complet et riche, bravo pour ce contenu.

    J'ai trouvé une empreinte dans mon jardin, et je voudrais savoir si vous pouviez m'aider à l'identifier...
    J'habite assez proche de la ville et je n'ai jamais observé de Blaireau près de chez moi. Il me semble pourtant reconnaître l'empreinte...

    Pouvez vous me dire si il s'agit d'une empreinte de blaireau ?

    Merci d'avance,
    SB.

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  8. Bonsoir SB,

    Tout d'abord pardonnez moi pour se retard de réponse, mais le p'tit ourson me prend tout mon temps.

    Au sujet de votre empreinte, elle est quant même imprimé bizarrement sur le substrat, au fond cela ressemble bien à celle du blaireau mais celle en surface, est dessinée d'une façon étrange, peut être que lors de l'assèchement une déformation de l'empreinte c'est faite ? Quoi qu'il en soit l'indice est intéressent mais à mettre sous réserve d'identification pour q'elle appartienne au blaireau. Si vous avez d'autres indices, afin d'évoquer une présence réelle de Mrs Taison autour de chez vous, n'hésitez pas à m'en faire part.

    Merci pour votre visite dans le royaume de meles.

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