Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse
LÉGENDE   ET   FOLKLORE   ASIATIQUES



la  Légende  du  Pandas

Kakemono ci dessous nous résume "la Légende sur le Pandas", celle ci est très célèbre en Chine et au Tibet. Pourquoi cette dernière ne pourrait elle pas être également liée avec celle de notre petit Pandas Français le Blaireau, en retravaillant et en remplacent certaines phrases et mots pour ainsi narrer "la Légende du  Blaireau".   


Voici  en  détail  la  totalité  de  "la  Légende  du  Pandas"
  
"Il y a bien longtemps, dans les hautes montagnes du Tibet et du Sichuan, vivaient les Pandas... Mais ces derniers n'étaient pas exactement comme leur descendants aujourd'hui. Non, ils avaient la tête toute blanche. Ce territoire était aussi celui d'un royaume humain. Dans ce dernier, une très belle princesse vivait. Fierté de son père et de son peuple, on disait d'elle que sa beauté était si grande qu'elle aurait tourner la tête à toute personne la croisant, homme ou femme. Personne ne pouvait résister à son charme. Même la plus humble des soies sur elle semblait tel un lourd et riche brocard; les plus humbles sandales qui ornaient ses pieds ne semblaient plus jamais toucher terre, comme s'ils étaient fait de nuages. La merveilleuse princesse avait cependant une faiblesse, elle aimait se promener dans tout le royaume parcourant campagne et forêt, faisant trembler d'effroi son père le roi pour sa sécurité. Malgré cela, un jour, fuyant la lourde chaleur du soleil estival, elle s'aventura dans la forêt. Un détour d'un sentier, elle entendit un bruit. Laissant sa curiosité l'emporter sur l'instinct qui lui parlait de danger, elle s'avança silencieusement vers le son. Et là, au coeur de la dense forêt de bambous, elle vit un petit panda, tout jeune et abandonné, face à un terrible tigre affamé. Tétanisé de peur, le petit ours-chat ("xiongmao" en chinois veut dire l'ours-chat et désigne le panda) ne pouvait s'enfuir. N'écoutant que son bon coeur, la princesse se jeta sur le bébé panda et le sauva d'une mort certaine. Retrouvant toute sa réactivité, le panda s'enfuit se mettre à l'abri. Mais l'intrépide princesse se retrouva devant le tigre sans réelle possibilité de s'échapper. Le félin, trouvant une autre proie à la place de la première, ne se fit pas prier pour commencer son déjeuner. Quand des jours plus tard, les gens de son royaume retrouvèrent ce qui restaient de la princesse, ils lui offrirent un bûcher pour un semblant de cérémonie funèbre. Au bord de la forêt, le petit panda pleurait, pleurait la mort de la princesse. Et lors que le bûcher ne fut plus que cendres, les villageois partis, il s'approcha et pria pour celle qui lui avait sauvé la vie. De douleur et de chagrin, il se frotta alors les yeux et les oreilles avec les cendres et demanda aux Dieux de lui permettre ainsi de porter le deuil de la princesse. C'est ainsi que depuis, tous les pandas ont les oreilles et le tour des yeux noirs, en mémoire de celle qui se sacrifia pour sauver l'un d'entre eux..."





le  Mamedanuki
Mamedanuki (狸 ou タヌキ) le «Blaireau des pois», est intelligent et différent des blaireaux ordinaires. Dans la mythologie japonaise, le yōkai (esprits) de la forêt, les japonais lui attribuent des pouvoirs magiques. Maître des déguisements, il est réputé pouvoir changer de forme à volonté. Ils sont souvent représentés portant un chapeau de paille et une gourde de saké, avec un ventre rebondi qu’ils utilisent comme un tambour et des testicules de grande taille, qui donnèrent naissance à des dessins et des légendes humoristiques. Symbole de chance et de prospérité, ils sont présents dans l’art et les contes japonais depuis le Moyen Âge et restent très populaires dans leur pays d’origine, comme le prouve notamment le film Pompoko.

Parfois confondus avec d’autres animaux, dans certains dialectes locaux, Tanuki et Mujina (狢, kyujitai : 貉) désignent tous deux à la fois des Chiens Viverrins et des Blaireaux. Des animaux connus sous le nom de Tanuki dans une région peuvent porter le nom de Mujina dans une autre. Dans le dialecte standard moderne de Tokyo, le mot Tanuki renvoie au Chien Viverrin et Anaguma renvoie aux Blaireaux. Le plat régional du nom de tanuki-jiru (« soupe de tanuki ») peut contenir aussi bien du Chien Viverrin que du Blaireau.

Le Mamedanuki est connu pour être un maître du déguisement capable de changer de forme à volonté (tout comme les renards). Dans certaines traditions, il leur est nécessaire de placer une feuille sur leur tête pour pouvoir se transformer.

L’image du Mamedanuki se serait développée durant la période Edo [ subdivision traditionnelle de l'histoire du Japon qui commence vers 1600, avec la prise de pouvoir de Ieyasu Tokugawa lors de la bataille de Sekigahara, et se termine vers 1868 avec la restauration Meiji ]. Les céramistes de Shigaraki réalisent des représentations sous la forme de statues de terre cuite, reprenant les formes mythologiques : chapeau en paille de riz et gourde de saké, bedaine et testicules imposants, bipédie [ mode de locomotion terrestre par lequel un organisme se meut préférentiellement sur deux membres postérieurs ].

Une des particularités du Mamedanuki dans la mythologie japonaise et ce dès les premières représentations, est d’avoir des testicules imposants elles peuvent atteindre une surface de huit tatamis. Cela a inspiré de nombreuses représentation humoristiques. On y voit les Mamedanukis avec leurs testicules par dessus l’épaule comme des baluchons de voyageurs, s’en servir comme parapluie, filet de pêche, pour se défendre voire comme tambours.

Une autre caractéristique est leur ventre qu’il peuvent gonfler à leur aise et s’en servir, la nuit, comme d’un tambour à la place de leur testicules, principalement dans les versions les plus modernes. Le son produit par ce tambourinage se transcrit par l’onomatopée ponpoko.

Le tanuki est souvent considéré comme symbole de bonne fortune dans la tradition japonaise, tout comme le chat ou le renard. Son apparence rebondie et ses gros testicules sont des signes de prospérité et de réussite. Ces histoires extraordinaires fient le tour du pays sous le nom du «blaireau poète ...

En métallurgie, la peau était souvent utilisée pour étaler les feuilles d’or. Ceci eut pour conséquence d’associer les Mamedanukis à ce métal précieux. De petite statues se trouvent souvent en décoration des façades comme symbole de chance. Ceci explique pourquoi on les décrient comme ayant des grandes kintama (金玉 lit. « balles en or », signifiant testicules).


Oeuvre de Natori Shunsen (名取春仙)
maître dans l'art du Kabuki yakusha "images d'acteurs"



Il est également très populaire dans la bande dessinée japonaise et il a été immortalisé au cinéma par le cinéaste Isao Takahata dans le dessin animé Pompoko en 1994 (sorti en France en 2006). Egalement présent dans de nombreuses chansons japonaises enfantines. Son cri se prononce en japonais "Ponpokopon". On peut voir que dans l'anime, les Tanukis utilisent leur testicules pour en faire des parachutes




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2 commentaires:

  1. Donc le dessin animé, que j'ai, les pompokos ce sont des blaireaux et non des chiens viverrins?
    Vous avez réalisé un blog très intéressant sur ces animaux que j'aime tant...
    Ils me hantent...
    Je suis photographe et réalisatrice (avec mon ami) de films animaliers et nous rêvons de pouvoir observer ces blaireaux. Esprits des bois si paisibles...
    Je poursuis ma quête d'indices par ici et je compte bien arriver à avoir ma rencontre (en toute discrétion et respect bien sur!).

    Bonne continuation et merci à vous pour lui, cet animal si mal aimé et si passionnant :).

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    1. Merci beaucoup Laure B d'avoir visité mon blog, je suis vraiment très touché et très heureux que tant de personnes adore autant le p'tit ourson des bois. Au plaisir de vous revoir sur ce présent blog, et encore merci ...

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