Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse

UN   LOGEMENT   SOUTERRAIN   COMPLEXE


Parchemin franc-maçonnique surmonté de l'oeil omniscient avec une écriture spéculaire
Le Blaireau appartient à la franc-maçonnerie
il à l'art de bâtir une mystérieuse et ingénieuse forteresse souterraine
dessin des Blaireaux Marcello Pettineo
http://www.marcello-art.com/fr/index.php?lang=fr



Le Blaireau creuse son adresse souterraine de préférence dans un biotope ou le terrain est surtout en pente. Le village du Blaireau est un immense dédale de couloir, l'ensemble de ces boyaux terrestres forme une véritable citadelle insondable. De nos jours, cette forteresse enfouie dans les entrailles de la terre est toujours encore bien mal connu, mais de nombreux scientifiques étudient et construisent des sortes d'engins robotisés équipés à son bord d'une petite caméra et d'un ou deux projecteurs afin de comprendre comment Meles meles élabore sa complexe et mystérieuse bâtisse au coeur de la terre. A l'intérieur de cette complexe architecture souterraine véritable centre de vie sociale de la famille, l'ensemble du groupe passe la plus grande partie de la journée enfoui dans leur demeure chaude et sûre afin de jouir pleinement d'un certain  havre de paix. Il boude avec une certaine phobie la lumière du jour, il est pour ainsi dire luminophobe, la présence d'Hélios au dessus sa tête est pour lui trop dangereux pour ses escapades de recherche de victuailles sur son biotope. Lors de la saison morte durant les frimas de l'hiver, il ne quitte aussi que très rarement la chaleur du logis, il s'autorise même quelques fois des séances de longues siestes, une sorte "d'hibernations partielles" en quelque sorte car le Blaireau contrairement aux opinions évoquées par certains naturalistes, le Taison n'hiberne pas comme sont cousin l'ours. Le patrimoine de la bâtisse face à son élaboration, est usé de génération en génération, si bien qu'elle est sans cesse remanié et façonné d'années en années, ainsi elle peut prendre un importante réseau de dédale de couloir et une quantité importante de gueule peuvent être observée l'on n'en a notée jusqu'à 198 gueules pour un seul village, mais cela reste un cas exceptionnel, cette donnée a été récoltée par le professeur Britannique Timothy J. Roper, 1993 et a été observé au sud de l'Angleterre cette adresse était répartie sur plus de 1700m2. Le Blaireau est très tolérant, il accepte la présence d'autres espèces dans sa demeure, le Renard et le Lapin de garenne font entre autre partie de ces "squatteurs" probablement trop paresseux ou craignant d'user leurs ongles, il aiment mieux trouver le travail tout fait. D'autre espèces peuvent aussi profiter de la remarquable faculté de construction du Blaireau, Fouine, Martre, Mulots, chauves souris comme le Petit Rhinolophe ou encore la Salamandre tachetées font également partie de ceux qui jouissent de la confortable forteresse.


Image ci dessus d'un village, elle nous montre par des flèches sept entrées ou gueules
photo réalisé au coeur d'une forêt de pins très vallonnée 

  
La plupart du temps une adresse de Blaireau se compose généralement de 1 à 30 entrées étant espacées les unes des autres de 4 à 5 mètres environ, mais au niveau quantitatif, la moyenne se situe surtout vers les 5 gueules (Emmanuel Do Linh San, 2006), les plus communes dimensions de ces dernières avoisinent les 25 à 50 centimètres de diamètre, mais parfois elles peuvent atteindre plus de 70 centimètres de largeurs. Les travaux de Timothy J. Roper sur différents village ont permis de connaître plus en détail l'anatomie intérieure de la bâtisse de Meles, la construction du logis le plus simple d'après le cahier des charges se présente ainsi, déjà il est bâti à plus de 5 mètres de profondeur environ et il se compose d'un tunnel de 2 à 3 mètres de longueur parfois courbé et le volume de terre excavé est de 0,2 m3, mais d'autres peuvent faire 10 mètres de longueur et peuvent contenir une, voir deux chambres tapissées de 5 à 50 dm3 de litière, se chauffage biologique est surtout composé entre autre de foin, de feuilles sèches ou de fougères et le volume du terrassement est de l'ordre de 0,4 à 1m3. Certains villages peuvent atteindre des tailles impressionnantes pour un volume de terre estimé à plus de 20 à 30m3 pour une masse de 30 à 50 tonnes, il s'agit là d'un véritable labyrinthe, le plan de cette forteresse souterraine peut posséder deux, voir trois niveaux et la longueur totale des boyaux peut atteindre 300 à 400 mètres (Emmanuel Do Linh San, 2006), ce capharnaum de couloirs d'une taille de 25 à 35 centimètres de hauteur sur 17 à 25 centimètres de largeur est interrompu par des chambres (dortoirs composé de 200 dm3 de litière ou des latrines) qui peuvent atteindre un mètre de diamètre, mais certaines galeries se terminent aussi en cul-de-sac. Certains naturaliste évoque même que certaines chambres serviraient de cimetière, appellation un peut amplifiée, car même si certains Blaireaux peuvent décéder de leurs blessures ou à une maladie ou tous simplement de vieillesse, donc l'affirmation d'un  vocable un peu brodé par sa signification exacte.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la taille d'un village et le nombre de gueules n'est en aucune façon proportionnelle au nombre d'individus qui l'habitent, adosser une telle affirmation est loin d'être exacte, l'analyse la plus probable est beaucoup plus liée à l'instinct naturel au pouvoir de creusage car cela est très coûteux en temps et en énergie. D'autres facteurs interviennent, comme la nature du sol les caractéristiques paysagères et géologiques, mais aussi une occupation du village depuis des années sont également les complices d'une adresse au dédale de couloirs de grande dimension et aux chambres nombreuses, certains groupes sociaux aiment donc bien se sentir à l'aise chez eux au fond de leur demeure souterraine.
                           




Ces deux photos nous montrent l'intérieur et l'extérieur d'une adresse au coeur d'un massif forestier


Les deux clichés ci dessous nous font visiter l'intérieur de la forteresse de Meles,
l'on peut voir un long couloir qui conduit à une patte d'oie composée de deux autres boyaux



Plan  de  la  demeure du Conte de Meles,
il  vous  montre  les différents pièces de sa forteresse souterraine. 

        


Comme nous le savons le Blaireau est un remarquable constructeur de "fortifications" souterraines, mais c'est aussi un mammifère des plus tolérant, ne cherchant jamais noise aux autres bêtes, mais il sera néanmoins faire front avec courage à un danger et une défense potentielle. Comme son domaine souterrain est le plus souvent très spacieux et qu'il n'utilise que certaines pièces de son "boudoir", il sert alors souvent de chambres d'hôtes à certaines espèces, ces squatteurs habitent le gîte ténébreux soit temporairement ou durablement. Ses colocataires sont le plus souvent le Renard et le Lapin de garenne, mais d'autres ne boudent pas la somptueuse et confortable architecture souterraine, la Salamandre tachetées, le Campagnol, le Chat forestier font partie de la liste des invités et en Europe de l'est, en Russie et au Japon le Chien Viverrin occupent également l'endroit. Il a été même observé une espèce de Chauve-souris le petit Rhinolophe et même Sleeman 2001 signale la présence exceptionnelle d'une Loutre sur l'île de Finit en Irlande. Toute la liste de ces différentes espèces de mammifères, le Blaireau les tolère toutes pacifiquement sans haine ni affrontement il pratique en quelque sorte "la zen attitude".    


La gravure ci dessous nous montre la confusion possible d'une adresse de Blaireau et de Renard, les deux terriers ne sont pas évident du tout à déterminer, voici donc la liste de quelques indices susceptibles de pouvoir nous dire s'il s'agit de la demeure de Meles ou de Vulpes. Parfois, comme nous l'avons évoqué plus haut, les deux espèces peuvent être présentes toutes les deux au coeur d'une même adresse, mais ci cela est le cas, il vous faudra quand même déterminer le ou les occupants de la bâtisse souterraine.  
   


Sur un thème beaucoup plus humoristique, voici ce que nous narre le dessinateur talentueux Pierre Déom le papa du "journal le plus lu dans les terriers", je parle bien évidemment de la Hulotte. Se sera bien sûr Adrien Desfossés reporter spécial du canard qui aura le plaisir de poser 7 questions à nos deux carnivores sur les différents indices qui nous dirons s'il s'agit d'une adresse de Blaireau ou de Renard.


Si vous souhaitez en connaître encore plus sur le Blaireau façon la Hulotte
procurez vous les N° 27 le spécial Blaireau et le N° 44 voici le lien http://www.lahulotte.fr/









Clay  Ball
Les « clay balls » sont de petites boules de terre de la taille d’une balle de golf ou de tennis identifiées à l’extérieur de différents terriers par plusieurs auteurs (Clark, 1988 ; Neal & Cheeseman, 1996 ; Paget & Middleton, 1974). En section, elles apparaissent formées de couches concentriques d’argiles contenant parfois des poils ou de la litière. Bien que tous les auteurs s’accordent sur ces points descriptifs, leur mode de formation demeure controversée. Ainsi Paget et Middleton (1974 : 21) rapportent que les « clays balls » sont formés par le Blaireau lorsqu’il creuse son terrier. Clark (1988) pense que ces boulettes seraient formées lorsque les griffes du blaireau, alors agglomérées d’argile collante sont nettoyées par l’animal en grattant le sol. Cependant, Neal et Cheeseman (1996) adoptent une nouvelle position. L’argile se collerait sur les poils de l’animal et, par ses allées et venues dans les galeries, le simple contact avec les parois provoquerait l’agglomération de particules argileuses de manière concentrique autour du poil. Le mode de formation de ces biostructures dépend, avant tout, des caractéristiques du sédiment dans lequel le terrier est formé et ainsi, de la cohésion des particules: aussi sa teneur en argile doit être l’un des facteur déterminant la taille de ces boulettes. Leur étude est toujours en cours. 

Image de 7 clay ball récoltées au coeur d'une conséquente blaireautière au sein d'un massif forestier. Une quantité importante de ces boules d'argiles étaient éparpillés dans un remblais de terre près d'une gueule ou l'activité était la plus importante du "village". 


Sur cette image d'une clay ball entière puis la même fendu, l'on peu observer que l'intérieure est garnis de sable en couleur grise et, il y a de nombreux trous dans l'argile séchée




Construction  d'une  blaireautière  artificielle
Les Britanniques sont très protecteur quant il s'agit du blaireau, un peut comme le panda au japon, ces amoureux du petit nounours des bois vont jusqu'à leurs construire des forteresses souterraines artificielles appelé "artificial badger sett". Afin de bâtir ces blaireautières artificielles, un cahier des charges est soigneusement respecté afin d'accueillir le confortablement possible une famille de badger. Certaines de ces structures, peuvent comporter jusqu'à 8 chambres et 4 gueules, autant dire que les travaux de construction sont très lourd à mettre en oeuvre. En tapant artificial badger sett sur le système de recherche google, vous trouverez une foultitude de renseignements à se sujet, donc si cela vous intéresse n'hésitez pas à allez vous informer, vous découvrirez divers sites qui parlent de ces constructions de blaireautières artificielles, mais attention elles sont toutes en langue Anglaise. Pour vous donnez un exemple parmi tant d'autres, allez voir sur le lien ci dessous WildlifeKate, il vous montre un exemple de ces forteresses souterraines.          


Cliquez sur le logo afin de visiter le site

vous découvrirez des photos sur la construction d'une blaireautière artificielle
et des sympathiques vidéos de l'intérieure de cette blaireautière comme l'élevage des blaireautins ...   



Le  char  d' inspection
Cela est bien dommage que l'on puisse réduire notre taille afin d'explorer le coeur de l'appartement souterrain naturel, se serait pourtant fort passionnant et instructif. Des savants naturalistes ont quand même tentés l'expérience, pioche et pelle en mains, ils se sont donc amusés à étudier en détail l'anatomie de la bâtisse, mais hélas nous ne pouvons qu'imager le résultat.
A l'ère du 21ième siècle, d'autres personnes ont étudiées et réfléchies au problème plus en détail et avec beaucoup plus de jugeote. Luc Thomas professeur agrégé en Génie Mécanique a donc imaginé et construit un remarquable et fabuleux char d'inspection. Le but de la conception de se drome "Sentimeles" qui mesure 170mm de largeur, 155mm de hauteur et 310mm de longueur, sera pour ses futures missions d'explorer l'intérieur d'un terrier de Blaireau afin de connaître et d'étudier ce mustélidé et son environnement souterrain pour réaliser une sorte de cartographie en 3D des dédales de couloirs et chambres. La structure de l'engin a été étudié afin de pouvoir évoluer sur des pentes de 30% il est donc chaussé de chenillettes à fort coefficients d'adhérence. Le char devra résister aux attaques éventuelles du Blaireau et à un fort pourcentage d'humidité. La vision se fait par temps réel à l'aide de deux caméras embarquées l'une à l'avant et l'autre à l'arrière car l'engin n'a pas la possibilité de faire demi-tour et, deux mini-spots d'éclairage aideront à évoluer confortablement à l'intérieur de la demeure. Chaque caméra est équipée d'un éclairage infrarouge.           



Photos  Simon  Colmer  et  Andrew  Cooper  -  naturepl.com
Découvrez  d'autres  magnifiques  images  sur  la  même  chaîne  Américaine
http://www.arkive.org/badger/meles-meles/image-A8909.html




ルドビク    トオマス   /   le  Royaume  de  Meles   /  copyright ©

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