Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse



QUANT  LE  BLAIREAU  JOUE  A  L' ARCHÉOLOGUE . . .

De nombreux articles sur l'archéologie parlent du blaireau comme d'un archéologue avertie. Se carnivore de la famille des mustélidés, serait donc sans le vouloir un très grand chercheur de vestiges anciens. Comme le blaireau est un très grand terrassier un architecte souterrain, il extirpe une très grande quantité de terre afin de construire sa blaireautière et parfois lors des ses travaux de terrassement, il tombe parfois accidentellement sur des sites archéologies. Meles meles auraient découvert et mis en avant à travers divers régions et pays de très nombreux sites archéologiques. 
Beaucoup d'archéologues disent que les animaux fouisseurs, comme le blaireau ou la taupe pour ne donner que ces deux exemples, représentent l'un des plus grands dangers pour un archéologie, mais d'autres évoquent également qu'ils sont eu de la chance de retrouver des objets parfois d'une qualité extraordinaire.
Dans cette article vous découvrirez toutes les découvertes archéologiques faite par le blaireau eurasien, devenu pour certaine célèbre dans la communauté et les passionnées d'archéologie.




LE  CASQUE  D' AGRIS  DÉCOUVERT  EN  FRANCE
Le Casque d'apparat d'Agris, est un casque d'apparat gaulois du 4e siècle avant notre ère, découvert dans un terrier de blaireau en Charente. En France, en mai 1981, des chercheurs du CNRS, avaient de cette même façon découverts le casque d’Agris, un des chef d’œuvre de l’art celtique européen (4e siècle avant J.-C). En explorant la grotte des Perrats, en Charente, au nord-est d’Angoulême, près de la Rochefoucauld, ils avaient aperçu des fragments de métal doré dans le cône de rejet d’un terrier de blaireau… Les fouilles réalisées au cours des jours suivants avaient révélé la présence d’une calotte, d’un cimier et de différents éléments provenant d’un casque d’apparat dont le raffinement a toujours laissé pantois. Celle d’une coque en fer cuirassée, dans les alvéoles des entrelacs orné de coraux de cabochon et des incrustations de corail rouge natifs de l’Adriatique, il y a également des feuilles d'or de bronze et de décors de volutes et de motifs floraux. Il a conservé la base de son cimier et un des deux protège-joues mobiles (paragnathides) percé et décoré d'un serpent à tête de monstre - sans doute un carnassier - à cornes bélier. Le tout est aussi entièrement recouvert d’or pur. D’autres, de la baie de Naples. Retrouvé disloqué, - comme c’est souvent le cas dans les sanctuaires celtiques jusqu’à la guerre des Gaules (58 avant J.-C)-, le casque d’or d’Agris est venu éclipser de toute sa splendeur, d’autres modèles plus modestes. Le blaireau, un animal à suivre…!









En août 2013, dans le Land de Brandebourg, dans le Nord de l’Allemagne, un artiste qui entretient bénévolement des monuments du nom de Lars Wilhelm était en train d’observer des blaireaux quand il a réalisé qu’ils étaient en train de creuser pile dans une ancienne tombe.
Le quotidien Berliner Zeitung raconte qu’il a prévenu les services d’archéologie quand il a vu que des ossements anciens se trouvaient dans le terrier des blaireaux. Les archéologues n’ont eu qu’à agrandir le boyau creusé par les mustélidés pour mettre à jour huit tombes médiévales, dont celles de deux guerriers de haute extraction.
Le professeur Felix Biermann, de l’Université Ernst-August de Göttingen, explique : « Ce sont des tombes de la fin de la période Slave » qui datent de la première moitié du XIIe siècle. « Mis à part quelques derniers Slaves païens, toute la région était déjà christianisée. Ce qui est surprenant ici, c’est que ces deux seigneurs aient maintenu leur culte païen autonome. »
Les tombes des guerriers, en particulier, sont intéressantes. Le squelette d’un des hommes, mort alors qu’il avait une quarantaine d’années, est complet. A ses côtés se trouvait une épée à deux tranchants et à ses pieds un bol en bronze. Le professeur Biermann explique : « A cette époque, ces bols étaient utilisés pour se laver les mains avant de manger. La présence de ce bol montre que cet homme appartenait aux castes supérieures. » Le guerrier portait aussi une boucle de ceinture montrant une tête de serpent, qui avait probablement été amenée de Scandinavie ; une pointe de flèche se trouvait dans sa tombe. « C’était un guerrier bien équipé. D’après les fractures de ses os et les traces qu’ils portent, il a été frappé par des lances et des lames d’épée, et il est tombé de cheval. »
La tombe du second guerrier avait été pillée. Dans une autre sépulture, une femme avait été ensevelie avec une pièce de monnaie dans la bouche pour, selon les croyances, payer le passeur qui faisait franchir la rivière marquant l'entrée de l'infra-monde. Seul Lars Wilhelm s’est préoccupé de savoir si la famille blaireau avait trouvé à se reloger après avoir été ainsi dépossédée de son logement.



UN  SITE  DE  L' AGE  DE  BRONZE  EN  ANGLETERRE

Des outils et des accessoires d'archer ont été trouvé sur le site,
comme le ciseau en silex avec un manche en os, une scie, une protection de poignet ...  


Ci dessus une poterie et montrant en gros plan des traces de griffures du blaireau

Les archéologues anglais n’en reviennent toujours pas ! Un blaireau a déterré un site de l’Age du Bronze à Netheravon, non loin de Stonehenge, en Angleterre. Après avoir joliment disposé en surface les tessons de céramique qu’il avait découvert en creusant son terrier, les archéologues intrigués n’ont plus eu qu’à suivre le sentier de déblais du mustélidé ! C’est à ce moment-là qu’ils sont tombés sur un site de crémation vieux de 4000 ans. Parmi les nombreux objets mis au jour, sont apparus de l’outillage en bronze, des tessons de poterie, un ciseau en silex avec un manche en os décoré, une protection de poignet d’archer, le tout rencontré à proximité des restes humains incinérés d’un guerrier. Pour Richard Osgood, le responsable des fouilles, ces découvertes sont à rapprocher de celles de l’ "archer d’Amesbury", exhumées près de Stonehenge en 2002.
Les dégâts effectués par les animaux fouisseurs sont une des plus grandes sources d'inquiétude pour les archéologues. Leur tendance naturelle les conduisant à creuser la terre meuble, ils bouleversent les inhumations, déplacent les vestiges où se font les griffes dessus ! Pourtant, ce n’est pas la première fois que leurs travaux de terrassement aident involontairement à dénicher des trésors archéologiques.


Fouille archéologique faite par le blaireau. Au coeur d'une forêt, dans un tas de remblais, des fossiles bivalves on été découverts.






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