Un culte de l'ours ramené aux dimensions de notre modeste nature . . . Robert Hainard naturaliste, peintre, sculpteur et écrivain suisse
A C T U A L I T É S   -  M E L E S





le  19  mars  2008
info  le  Fourneau, carnet  de  voyage
L’épouvantail à blaireaux

Dessin de gauche, étude préliminaire avant réalisation (Dessin de M. Louven, 1962)

Comme beaucoup d’autres à l’époque, le moulin offert par Mme Louven au Conservatoire a été construit à partir de roues de bois récupérées sur d’anciens rouleaux de filasse ; il convenait d’assembler deux de ces roues et d’y ajouter une bride en acier faisant office de pallier de transmission, bride que l’on démontait sur les étuveurs réformés. Le système était ensuite prolongé par une roue crantée sur un axe de fort calibre provenant de volets à bascule usagés, et le moulin pouvait être installé sur une dérivation du courant de la rivière : le mouvement fourni par la roue permettait alors d’alimenter en énergie différents systèmes astucieux.

Le moulin de M. Louven, grand-père de la donatrice, semble appartenir à la catégorie des moulins champêtres ; installé aux abords de ses plantations de lin, il permettait d’animer une série d’épouvantails à blaireaux.Comme chacun sait, les blaireaux sont la bête noire des cultivateurs de lin ; en effet, ils ont l’habitude d’attendre la floraison du lin pour venir se « bauger » dans les tiges montantes, saccageant le temps de ce rut la majeure partie des récoltes.
Grâce à ce système hydromobile pour le moins original, Mr Louven avait semble-t-il trouvé une efficace parade pour la protection de ses récoltes en pratiquant une forme d’écologie avant-gardiste !Son moulin, comme les autres moulins collectés dans la région par le Conservatoire des Curiosités, sera bientôt remis en état pour être présenté au public dans le cadre d’une exposition sur les moulins de la perruque prévue au printemps de l’année prochaine.




le  17  septembre  2009
info  association  oiseaux  nature
vidéo  Daylimotion
La  chasse  au  blaireau  doit  cesser


Manifestation de l'association Oiseaux Nature pour protester contre le déterrage du blaireau et demander l'arrêt de sa chasse dans les Vosges. .Injustifiée, souvent pratiquée par déterrage, méthode ignoble et très stressante pour les animaux, elle est désapprouvée par une écrasante majorité de nos concitoyens. La campagne de signatures n'est toujours pas terminée, les 18000 sont dépassées.


Cliquer  sur  le  logo  pour  visionner  la vidéo



le  17  septembre  2009
info  de  la  Revue  la  Salamandre
Blaireau bourré
Les blaireaux aussi abusent parfois de l'alcool. Appelée pour dégager de la route un cadavre de blaireau, une patrouille de police allemande a eu la surprise de trouver un animal bien vivant, mais totalement saoul. Avant son coma éthylique, l’animal s’était gavé de cerises mûres. Des fruits tellement mûrs qu’ils s’étaient transformés en alcool. Les policiers ont écrit dans leur rapport avoir « repoussé le blaireau dans un champ pour l’y laisser cuver ».




le    15  mai  2011
info  du  blog  http://eso-news.blogspot.fr/
Les blaireaux traqués dans leurs terriers

Chasse ancestrale, la vènerie sous terre se pratique pour « réguler » les populations de blaireaux, renards et ragondins.

On a traqué le blaireau et le renard, hier matin, dans les campagnes aux confins des communes de Saint-Germain-les-Vergnes, Favars et Saint-Hilaire-Peyroux. Sous l'égide de son président Jean-Pierre Dubois, un retraité très actif de l'école de gendarmerie de Tulle, l'association départementale de vénerie sous terre 19, organisait sa journée annuelle de déterrage.
Plus de 120 personnes, dispersées en 19 équipages, sont parties avec pelles, pioches, lassos, écouteurs artisanaux, grilles, et surtout chiens fox-terrier à la chasse de ces animaux par un mode ancestral : le déterrage.
« On repère les trous, on débroussaille et l'on met un chien dans le terrier pour aller au contact de la bête », explique Jean-Pierre Dubois, « il la pousse aux abois puis on envoie un deuxième chien pour renforcer. Cela se passe dans un réseau de plusieurs mètres de galeries ».
Il convient ensuite de repérer l'endroit où le chien a coincé le blaireau, en essayant de percevoir les aboiements souterrains et avec l'aide d'un détecteur. Il faut ensuite creuser jusqu'à atteindre le boyau, parfois à plus de deux mètres. Si le lieu du face à face chien-blaireau s'est déplacé, on pose une grille et l'on creuse plus loin. Hier, 4 trous ont été nécessaires à l'équipe que nous suivions, pour arriver au refuge final d'un blaireau d'une dizaine de kilos. « Quelquefois il faut creuser 4 ou 5 heures pour atteindre le but », souligne le président, « et il nous est arrivé d'attraper jusqu'à 7 blaireaux dans un même trou. Ils cohabitent aussi avec des renards ». Hier matin, plus de deux heures ont été nécessaire pour passer le lasso au cou de l'animal acculé par Bill et Venise, deux fox terriers particulièrement teigneux.
Les prises ont ensuite été rassemblées avant d'être définitivement enterrées, cette foi, avec de la chaux vive. L'année prochaine, cette chasse souterraine s'effectuera à Saint-Ybard.




le  dimanche  7  août  2011
info  du  site  http://www.lamontagne.fr/
Qu'elle est ce mystérieux animal ?


 

A Alexandria Minnesota, une femme a trouvé cette animal mort sur le bord de la route. Elle l'a photographiée et postée sur Facebook. Quelqu'un l'a fait suivre à la station KSAX. Le département des ressources naturelles n'arrive pas à déterminer l'espèce de l'animal mort. Certains pensent que c'est un blaireau mutant. D'autres pensent que c'est une expérience de croisement génétique du gouvernement. Remarquez l'oreille qui a l'air en partie humaine et les quelques touffes de poils clairsemées.


le  26  mars  2012
info  du  journal  Le  Figaro
Une campagne pour sauver le blaireau

"Vive le blaireau!": menacé d'éradication, ce mustélidé méconnu, dont il ne resterait que 150.000 spécimens en France, est secouru par des défenseurs de la faune sauvage qui éditent une brochure dénonçant les ravages de la vénerie, du braconnage et du trafic routier.
"Le blaireau est une espèce bouc-émissaire. Des dizaines de milliers sont tués chaque année par les chasseurs mais aussi pour des raisons sanitaires à cause de la tuberculose bovine, maladie anecdotique chez le blaireau en France, alors qu'il est protégé dans la plupart des pays européens", s'indigne Pierre Athanaze, président de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).
En France, le blaireau n'est pas une espèce protégés, il est inscrit sur la liste rouge en tant qu'espèce faisant l'objet d'une préoccupation mineure et non comme espèce protégée, contrairement à l'Italie, aux Pays-Bas, à la Belgique ou au Luxembourg, souligne la brochure de 44 pages éditée par l'Aspas et l'association Meles qui dénonce un "scandale".
Pourtant, pour les défenseurs de la faune sauvage, "le blaireau joue un véritable rôle dans la nature et s'il venait à disparaître, c'est toute une chaîne alimentaire qui serait perturbée, pouvant entraîner un déséquilibre irréversible!".
"Vive le blaireau!" témoigne aussi longuement de "l'horreur de la vénerie sous terre ou le déterrage". Une méthode de chasse qui consiste à lâcher des chiens pour acculer l'animal au fond de son terrier puis l'en extirper brutalement et l'abattre. Il existerait en France, quelque 3000 équipages, soit 40.000 pratiquants qui chassent avec près de 70.000 chiens de terrier (teckels, fox-terriers, ou jack Russel).
De son côté, l'association Meles, créée il y a huit ans par Virginie Boyaval, sauve des blaireautins orphelins et des bêtes blessées, prises dans des pièges ou percutés par des voitures. Elle vise notamment à apprendre au public comment mieux cohabiter avec le blaireau.
Le blaireau, reconnaissable à sa tête blanche masquée de noir, mesure quelque 80 cm et pèse jusqu'à 20 kilos. Dans son milieu naturel, ce petit carnivore se nourrit aussi de petits rongeurs, d'insectes et de végétaux. Il vit en moyenne 4 à 5 ans.




le 29 août 2012
info  du  site  http://www.larepubliquedespyrenees.fr/
Béarn : les dégâts des blaireaux exaspèrent les maïsiculteurs



Dans le département en 2011, il a commis pour plus de 120 000 euros de dégâts. C'est deux fois moins que le sanglier mais les dégâts des sangliers sont indemnisés quand ceux du blaireau ne le sont pas". Au prix du maïs, ça fâche l'agriculteur. Christophe Cousso, chargé des calamités à la chambre d'Agriculture constate les dégâts croissants dus au mustélidé. "Des opérations de régulation sont menées à la demande de l'administration quand on recense plus de 3000 euros de dégâts dans un canton. A ce jour, 12 cantons sont concernés" poursuit-il.
"Je viens d'en avoir trois, il a fallu creuser à plus de quatre mètres et ils m'ont esquinté deux chiens" témoigne le lieutenant de louveterie Aubert-Dutein. "Pour être efficace, il faudrait changer la loi. C'est un gibier mais la chasse est interdite de nuit. Il n'y a que nous qui pouvons les chasser de nuit par arrêté préfectoral mais nous ne sommes qu'un lieutenant de louveterie par canton" se désole-t-il.
Amateur de maïs tendre
La lutte est toutefois prise au sérieux car on soupçonne l'animal de transmettre la tuberculose bovine. Benoît Soulat, président de l'association des piégeurs du département alerte : "Il retourne des parcelles à la recherche de vers ou va dans les maïs quand ils sont tendres et pâteux. Ils sont faciles à repérer et les chasseurs savent bien faire la différence entre les dégâts du blaireau et ceux du sanglier ou du ragondin. Depuis 20 ans je travaille sur le sujet. Tant que ce sont les agriculteurs qui payent les dégâts, tout le monde s'en fout" affirme-t-il. "De plus, il porte le germe de la tuberculose bovine qu'il transmet par les muqueuses. Il y a déjà eu 7 troupeaux abattus dans le département" accuse-t-il. Une accusation trop rapide.
A la direction départementale de la protection de la population (DDPP), on nuance : "Cette transmission a été avérée ailleurs mais pas dans le département. Sur les troupeaux touchés, le blaireau n'est pas incriminé mais des études sont en cours pour savoir s'il est porteur de la maladie".
Des analyses vétérinaires sur les blaireaux
La direction des services vétérinaires a donc demandé aux lieutenants de louveterie 150 animaux avec fiche précisant la date et le lieu de capture, à des fins d'analyse. "Nous faisons les prélèvements dans les zones infestées et les zones tampons pour voir l'évolution. ça concerne essentiellement des cantons du Nord-Béarn" précise Jean-Claude Aubert-Dutein.
Grand creuseur de galeries, le blaireau est également soupçonné de provoquer des éboulements sur les routes ou les voies de chemin de fer. A Castetpugon, un particulier a même constaté que les galeries menaçaient des chênes dans une futaie.
S'il n'est pas question "d'éradiquer la population mais juste de la réguler là où les dégâts sont constatés" selon Christophe Cousso, la lutte contre le blaireau sera compliquée. Si l'on en juge par le nombre croissant de cadavres trouvés au bord des routes, l'arme fatale serait l'automobile... Une solution bien aléatoire envers l'animal qui a par ailleurs toute son utilité dans la chaîne de la biodiversité.

Des recettes écolos pour cohabiter avec le blaireau
France Nature Environnement propose des pistes pour éviter les dégâts sans abattre l'animal.
Georges Cingal, secrétaire de la Sepanso (fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine, affiliée à France Nature Environnement (FNE), reste dubitatif sur la lutte contre le blaireau.
"Il faut mettre face à face avantages et inconvénients. Je ne crois pas qu'il y ait excès de population. Le blaireau se nourrit d'abord de vers mais dans les champs surtraités, il y en a de moins en moins. Ce qu'on gagne en surface de cultures, on le perd en zones sauvages" constate-t-il.
"L'éradication ou la destruction ne sont plus des réponses acceptables aux problèmes posés par la faune sauvage, d'autant que le blaireau provoque peu de nuisances et que sa situation n'est pas florissante. L'expansion urbaine, les modifications du paysage et les dérangements de toutes sortes ont conduit l'animal à se réfugier dans les derniers habitats préservés, où il n'est toutefois pas à l'abri de la chasse ou de la mortalité routière" poursuit l'écologiste.
Pour s'en protéger FNE fait quelques préconisations. En premier lieu, il est recommandé de ne pas implanter les cultures dans les secteurs "à risques", comme les lisières de forêt. Lorsque les dégâts sont conséquents, deux moyens sont disponibles. Le plus simple consiste à entourer la parcelle d'une cordelette placée à quinze centimètres de hauteur et imbibée d'essence ou d'un autre répulsif identique à ceux utilisés pour les autres carnivores. Il est également possible d'installer une clôture électrique. Cette méthode est très efficace, mais coûteuse en matériel et en main-d'oeuvre. Elle peut être nécessaire lorsque les parcelles sont visitées par d'autres animaux, sangliers ou cervidés.
Par ailleurs, FNE doute que le blaireau puisse être un agent transmetteur de la tuberculose bovine. Les services vétérinaires devraient pouvoir apporter une réponse à la question prochainement.




le 13 septembre 2012
info  du  journal  web  Good-Planet  Info
Une battue aux blaireaux aura bien lieu en Angleterre

Le Badger Trust ( la fondation pour les blaireaux ) vient de perdre en appel contre le gouvernement Britannique qui se prépare à abattre des milliers de blaireaux sauvages afin de réduire les risques de transmission de la tuberculose aux bovins.

L’année dernière, 26 000 bovins ont dû être euthanasié en Angleterre après avoir été infectés par la tuberculose, ce qui a coûté au gouvernement britannique plus de 91 millions de livres. La tuberculose est transmise du blaireau aux bovins par l’urine des premiers quand elle contamine l'herbe que mangent les second. En autorisant des battues sélectives de près de 7 000 blaireaux par an pendant 4 ans, le gouvernement pense réduire les risques d’infection pour les bovins, leur vaccination étant interdite par la législation européenne.

Les blaireaux étant protégés par le Protection of Badger Act de 1992, la cour de justice devait statuer sur la légalité de la proposition et non sur sa technicité. Selon BBC News, la décision de la cour ne remet pas en cause certaines études scientifiques qui montrent que les battues n’auront que peu d’impact sur le nombre d’infections annuelles. Pour Jeff Hayden, porte-parole du Badger Trust, « la majorité des scientifiques indépendants pensent que les battues n’auront que peu de chance d’aboutir à des résultats probants. La décision de justice n’a pas changé les faits scientifiques ».

Avec la décision de justice favorable au gouvernement, les battues devraient débuter dans quelques semaines.




le 1 juin 2013
info  du  journal  Le  Monde
 Manifestation contre l'abattage de blaireaux en Angleterre

Londres, correspondance. Les scientifiques doutent de l'efficacité de la mesure ; les défenseurs des animaux sont outrés ; plus de 230 000 personnes ont signé une pétition pour arrêter le projet... Mais rien n'y a fait : depuis le 1 juin, l'abattage des blaireaux peut débuter au Royaume-Uni. Le gouvernement Cameron l'a autorisé. La chasse à ce plantigrade trapu au museau rayé démarre pour six semaines dans deux régions tests : le Gloucestershire (ouest de l'Angleterre) et le Somerset (sud-ouest). Jusqu'à 70 % des blaireaux de ces régions pourront être tués, soit environ 5 000 bêtes. L'objectif des autorités britanniques est d'enrayer le fléau de la tuberculose bovine. En 2012, 38 000 vaches ont dû être abattues après avoir contracté la maladie. C'est cinq fois plus qu'il y a quinze ans. Dans le sud et le sud-ouest de l'Angleterre, où la maladie est la plus présente, près du quart des troupeaux serait touché. Et, selon les scientifiques, les blaireaux sont l'une des sources importantes de contamination.


Le consensus s'arrête là. Car en réalité, le Royaume-Uni se déchire entre deux camps. D'un côté, les agriculteurs, le gouvernement Cameron et une large partie de la population rurale soutiennent la campagne d'abattage. Pour eux, il est temps d'agir. La tuberculose bovine coûte 100 millions de livres (117 millions d'euros) par an, essentiellement en compensations aux éleveurs et en dépistage. Selon le ministre de l'environnement, Owen Paterson, ce montant pourrait s'élever à 1 milliard de  livres au cours de la prochaine décennie si la maladie n'était pas maîtrisée.

PRATIQUE INUTILE

De l'autre côté, les défenseurs des animaux, les citadins et l'opposition travailliste estiment cette pratique brutale et inutile, et s'appuient sur une étude remise au gouvernement britannique en 2007. Après des années de tests, les scientifiques concluaient que l'abattage "ne pouvait pas apporter une contribution significative à la lutte contre la tuberculose bovine en Grande-Bretagne". Au mieux, une réduction de 16 % des cas de contamination pouvait être obtenue. Le gouvernement de l'époque avait donc enterré l'idée.

Mais, face au développement de la maladie, l'administration de David Cameron, arrivée au pouvoir en 2010, a ressorti le dossier. En décembre 2011, elle a autorisé les abattages dans deux zones tests. Elle reconnaît que cette technique seule ne suffira pas, mais qu'elle peut être efficace en l'associant à une campagne de vaccinations et à une meilleure gestion du déplacement des bovins. Et cite l'Irlande, qui a mené cette stratégie avec succès.

Jamais, depuis l'interdiction de la chasse à courre en 2004, une question liée à la défense des animaux n'avait ainsi divisé l'opinion britannique. Samedi 1 juin, les opposants à l'abattage devaient descendre dans la rue pour manifester à Londres et remettre leur pétition au 10 Downing Street, la résidence du premier ministre britannique. Les protestataires devaient arborer une tenue noir et blanc pour ressembler au mustélidé. A leur tête devrait se trouver l'ancien guitariste du groupe de rock Queen, Brian May, à l'immense chevelure bouclée.

Outre le principe de l'abattage, les manifestants critiquent la méthode. Les blaireaux seront tirés au fusil, et non pas piégés. Le risque de  blesser les animaux sans les tuer est réel.

Utiliser des pièges aurait été trop cher, rétorque le gouvernement, alors que cette campagne de six semaines va coûter presque 5 millions d'euros. Les pro et les anti-blaireaux ne s'accordent décidément sur rien.




le 30 août 2013
info  du  site http://www.liberation.fr/
L'intervention contre les blaireaux divise l'Angleterre



Mardi a débuté une campagne d'abattage de ces animaux fouisseurs, vecteurs d'une maladie décimant les troupeaux bovins. La mesure heurte dans un pays très attaché à cet animal symbolique.

Terreur dans les terriers. Les blaireaux du Gloucestershire et du Somerset, deux comtés ruraux de l'ouest de l'Angleterre, à proximité du pays de Galles, font face à une mesure réclamée par les éleveurs bovins mais vivement décriée par les amis de la faune sauvage : le «badger cull» ou «abattage des blaireaux».
Que reproche-t-on au juste au brave blaireau européen (Meles meles) certes d'un caractère quelque peu teigneux mais dont le museau pointu rayé de noir et blanc est une figure incontournable du folklore rural britannique ? Tout simplement d'être le vecteur d'une maladie qui décime les troupeaux de vaches : la tuberculose bovine. Selon le Guardian, quelque 37 000 vaches et bœufs ont dû être abattus en 2012 après avoir été reconnus porteurs de la maladie, entraînant une perte de 100 millions de livres sterling (117 millions d'euros) en dédommagements à la charge de l'Etat.
La vaccination ? S'il est théoriquement possible de protéger vaches et blaireaux de la tuberculose grâce au vaccin BCG, la méthode n'est efficace que si l'animal n'est pas déjà contaminé. De plus, le vaccin est tout simplement interdit en Europe sur les bovins, car il interfère avec le test pratiqué pour déterminer si les animaux sont malades en le rendant systématiquement positif.


DÉFENSE DE TIRER LES BLAIREAUX DE LEUR TERRIER

L'Angleterre a donc décidé d'abattre quelque 5 000 blaireaux dans l'espoir de réduire les contaminations des cheptels. Les deux «abattages pilotes» autorisés n'ont toutefois pas pour but direct de lutter contre la maladie, mais de déterminer si les blaireaux peuvent être éliminés en nombre de façon «humaine» : les chasseurs, dûment mandatés par l'Etat, n'ont pas le droit de les extraire de leur terrier et doivent impérativement les abattre par balle à l'air libre, de préférence d'un seul tir. Le tout dans l'espoir de voir les tests positifs à la tuberculose diminuer légèrement dans les élevages bovins.
Au premier jour de l'abattage, mardi, le secrétaire à l'Environnement Owen Paterson a expliqué que les vaccins actuels ne permettaient pas d'endiguer la maladie. «Nous savons que malgré les contrôles stricts qui existent déjà (sur le bétail), nous ne pourrons surmonter cette terrible maladie tant que nous ne lutterons pas contre l'infection chez les blaireaux aussi bien que chez les bovins», à t'il expliqué au gardien
«C'est pourquoi ces projets pilotes d'abattage sont si importants. Nous devons utiliser chaque outil disponible, car la tuberculose est très difficile à éradiquer et se propage rapidement. Si nous avions un vaccin efficace, nous l'utiliserions, mais vacciner aujourd'hui les blaireaux n'aurait aucun effet sur la forte proportion de blaireaux malades dans les foyers d'infection qui continuent de la propager. Nous travaillons à de nouveaux vaccins pour le bétail comme pour les blaireaux, mais il faudra encore des années pour qu'ils soient prêts. On ne peut pas se permettre d'attendre aussi longtemps.»


LE BLAIREAU, ARCHÉTYPE DU GENTLEMAN ANGLAIS

De nombreux Anglais se sont élevés contre cette décision qu'ils jugent absurde et inefficace, soulignant notamment que lorsque plusieurs blaireaux d'un petit groupe sont tués, les survivants ont tendance à se disperser, favorisant ainsi la dissémination de la maladie. Ils observent aussi que le plus gros des mustélidés est loin d'être le seul responsable de la tuberculose bovine, qui se transmet aussi via les cervidés ou tout simplement de vache à vache. De plus, ils jugent que le processus va à l'encontre des lois strictes protégeant le blaireau, qui depuis le règne de Victoria bénéficie d'une protection, particulièrement avancée dans sa dernière mouture datant de 1992.
Pourquoi cet amour si spécifique pour le blaireau ? Outre qu'en dépit de son agressivité à défendre son territoire, l'animal reste, du moins lorsqu'il est jeune, plutôt mignon, le blaireau est surtout une figure patrimoniale des campagnes anglaises. Le roman Le vent dans les saules, de Kenneth Grahame (1908), fait partie des incontournables de la littérature d'outre-Manche que tout Anglais se doit d'avoir lu dans sa jeunesse. Dans ses pages, les deux héros M. Taupe et M. Rat reçoivent l'aide de M. Blaireau, ermite solitaire et misanthrope mais également sage et généreux, incarnation des valeurs du gentleman digne de ce nom.
«M. Blaireau est l'autorité morale ultime, présentée comme un gentleman conservateur bourru mais très généreux, tenant un discours selon lesquel les blaireaux font face à l'adversité alors que les hommes vont et viennent», explique à la BBC Amanda Craig, critique littéraire de livres pour enfant au Times. «On perçoit M. Blaireau comme une figure paternelle idéale, qui sera toujours là pour vous protéger. Une figure rassurante mais incarnant aussi l'autorité. Comme on lit généralement Le vent dans les saules entre quatre et huit ans, cet imaginaire a une grande influence et pèse profondément sur la façon dont l'on considère cet animal.»
Une fois le «badger cull» en cours achevé, le gouvernement britannique se repenchera sur la question. Et décidera, ou non, d'étendre la mesure à d'autres comtés du pays.





le 18 octobre 2013
info  du  site http://5minutes.rtl.lu/fr/
Patrouille avec les sauveurs du blaireau, enjeu national au Royaume-Uni



Bruyant et court sur pattes, le blaireau fait la fierté de la Grande-Bretagne où son abattage pour raisons sanitaires a provoqué un tollé jusque devant le Parlement: "Et dire que maintenant ils veulent le gazer", s'indigne Louise.
Il est 22 heures et il fait un froid de canard dans le Gloucestershire lorsque soudain une détonation déchire la nuit noire. "Oh non, ils tirent sur les blaireaux!", murmure Louise, trentenaire dévouée à la protection du plantigrade.
Plus que jamais il s'agit de faire vite pour secourir l'animal à grand renfort de sifflets et de hurlements.
Cette scène a lieu toutes les nuits depuis la fin août dans le Somerset et le Gloucestershire, deux zones rurales de l'Ouest de l'Angleterre. Depuis que le gouvernement, sous pression des éleveurs, y a autorisé l'abattage du blaireau, accusé de transmettre la tuberculose bovine, qui a fait 300.000 victimes dans le bétail sur les neuf dernières années.
Ailleurs l'histoire se serait sans doute arrêtée là. Pas au Royaume-Uni, où on ne badine jamais avec la protection des animaux. Une réalité que Louise résume ainsi: "ici, on les aime davantage".
Ainsi, avant même que les premiers tirs n'aient fusé, l'opposition s'est organisée, cornaquée par quelques vieilles gloires comme Brian May, le guitariste de Queen. Qui s'est d'abord fendu d'une reprise de "Flash Gordon" pour chanter: "blaireau, blaireau, blaireau, blaireau, sauvez le blaireau". Avant de parler de "génocide", s'attirant les protestations d?associations juives.
Sur le terrain, des collectifs se sont formés. On compte 500 "patrouilleurs" rien que dans le Gloucestershire. "On a des médecins, des instituteurs, des pompiers et même un juge", avance Louise qui refuse de donner son nom de famille. "Parce qu'on a des problèmes avec les fermiers. Certains ont déjà essayé de nous écraser avec leur voiture", lance-t-elle, l'oeil noir.
Ce soir encore, elle est fidèle au rendez-vous en rase campagne, pour partir en patrouille vêtue d'un gilet fluo frappé du sceau du blaireau. Ils sont une trentaine à se répartir en petits groupes de "quatre minimum au cas où ça tourne mal", explique David, 79 ans dont 40 "au service du blaireau".
Du haut de son expérience, c'est lui qui tient le téléphone portable reliant le petit groupe au "QG". Qui se résume à "une copine assise dans sa cuisine", chargée de rameuter l'ensemble des troupes sur la première "scène de crime" détectée.
"Et là on gesticule, on crie, on utilise des sifflets pour empêcher les shooteurs de faire du mal à ces adorables petites bêtes", souligne Helen, une quinquagénaire qui a, elle aussi, bravé le froid.
Ayant interdiction de faire feu dès qu'une présence humaine est signalée, les tireurs n'ont alors pas d'autre choix que de se retirer. On devine leur énervement après avoir patienté jusqu'à quatre jours pour attirer le blaireau hors de son terrier à coups de cacahuètes.
Mais aucun tireur ne tient à s'exprimer, de peur d'être identifié par les "saboteurs", ces militants extrémistes pro-animaux qui donnent du fil à retordre à la police.

La police, la voilà justement, qui s'approche sous forme de trois fonctionnaires emmitouflés dans leur parka. "Parfois ils sont douze, vous imaginez le fric que ça coûte", grince Louise qui sourit d'un air entendu lorsqu'elle apprend que les policiers viennent exprès de? Londres.
"Je nage dans le bonheur, la pression est infernale", commente, ironique, un policier.
"Les pauvres, ils sont perdus. Mais ils sont aussi là pour nous protéger", dit Louise, alors qu'un 4x4 passe pour la énième fois dans le champ à côté. "Probablement un fermier qui essaye de nous intimider", croit savoir David.
Pourtant David n'est pas inquiet. Au contraire. "Notre travail paye", dit-il. La semaine dernière le ministre de l'Environnement Owen Paterson a dû reconnaître devant le Parlement que la campagne d'abattage avait fonctionné moins bien que prévu avec seulement 850 bêtes abattues dans le Somerset.
Du coup, le gouvernement réfléchit désormais à gazer les blaireaux.
La proposition a été qualifiée de "bénédiction" par l'Union nationale des éleveurs. Ailleurs, c'est l'indignation. "Cela rappelle les heures les plus sombres de notre histoire", grogne le comédien Bill Oddie, autre personnalité pro-blaireau, interrogé par l'AFP.




le 8 mars 2014
info  du  site  http://www.ouest-france.fr/
 Le blaireau sauvé par les pompiers de Rennes 


Le blaireau était tombé dans un regard d’eau pluviale profond d'1,50 m. Une toute petite prison de béton, où il serait mort de faim et d’épuisement.

Une promeneuse a repéré vendredi matin un blaireau, au fond d'une fosse de béton, profonde d'1,50 m et de 50 cm de côté. Elle a donc alerté les pompiers, qui ont sollicité les collègues spécialisés de la cellule animalière de Saint-Georges.
Munis d’une perche avec lasso, deux spécialistes sont parvenus rapidement à extirper l’animal de son cachot. Aussitôt libéré, celui-ci s’est enfui à toutes pattes sans un regard pour ses sauveurs. Il était 20 h 30 vendredi soir.

"Nous avons déjà secouru une vache dans un marécage, un cheval dans une piscine, un chien dans un ravin, c'est la première fois que nous intervenons pour un blaireau. Les gens ne le savent peut-être pas, mais sauver les animaux sauvages, cela fait aussi partie de nos missions."






le 7 avril 2014
info  du  site  ://www.lemonde.fr/planete/
 En Grande-Bretagne, la victoire des blaireaux 

Les blaireaux viennent de gagner une bataille décisive au Royaume-Uni. Après des années de débats scientifiques et de bras de fer entre les défenseurs des animaux et les agriculteurs, le gouvernement a décidé, jeudi 3 avril, de ne pas étendre la campagne d'abattage qui vise cette espèce de mustélidés. Les petites bêtes à poils noir et blanc, défendues très médiatiquement par Brian May, l'ancien guitariste de Queen, obtiennent donc un répit. Voilà des années que les blaireaux sont au centre de très vifs débats outre-Manche. Ils sont accusés d'être le vecteur de la tuberculose bovine, une maladie qui fait des ravages. En 2013, 26 000 vaches ont été abattues dans le pays après avoir été contaminées. Dans les endroits les plus touchés, près de la moitié des cas ont « directement ou indirectement » été transmis par les blaireaux, selon le gouvernement.


ABATTAGE  DANS  UN  CLIMAT  TENDU
Comment enrayer le fléau ? Depuis 2011, le gouvernement conservateur plaide pour une large campagne d'abattage. Et ce, alors qu'une étude scientifique menée dans les années 1990 montre qu'une telle méthode n'est guère efficace : la tuberculose est légèrement réduite dans la zone où est effectuée la chasse, mais elle augmente dans les régions voisines, où les animaux se réfugient.
Avançant coûte que coûte, Owen Paterson, le ministre de l'environnement de David Cameron, a malgré tout donné son feu vert, en septembre 2012, à plusieurs projets pilotes d'abattage. Des chasseurs ont été recrutés avec l'objectif de tuer70 % des blaireaux dans plusieurs zones du Somerset et du Gloucestershire (ouest de l'Angleterre). L'abattage s'est passé dans un climat tendu. Les pro-blaireaux se sont mobilisés, campant des nuits entières afin de surveiller les méthodes employées. La police a dû intervenir pour éviter les échauffourées.
Le résultat de ce maelström vient de tomber. Le verdict est catastrophique pour le gouvernement. Au lieu des 70 % d'abattage, les chasseurs n'ont réussi à atteindre qu'entre 25 % et 37 % des blaireaux, voire 48 % en ajoutant un système de trappes. Pas assez pour être efficace.
Pis : les chasseurs sont souvent maladroits, et de 7 % à 22 % des animaux mettent plus de cinq minutes à mourir, une limite au-delà de laquelle les souffrances sont considérées comme excessives.
Face à ces résultats, Owen Paterson a été contraint de faire marche arrière. Lui qui envisageait d'étendre rapidement l'abattage à quarante nouvelles zones, abandonne son idée. A la place, il propose une grande stratégie qui vise à éradiquer la tuberculose bovine d'ici… à 2038.
Il préconise une campagne de vaccination pour les blaireaux et veut accélérer la mise au point d'un vaccin pour les bovins. Il souhaite aussi mieux encadrer le déplacement des vaches. Autant de méthodes qui sont recommandées depuis longtemps par ses opposants.
Pour autant, les blaireaux doivent continuer de se méfier. Le ministre de l'environnement maintient les projets pilotes actuels, qu'il veut mener au bout de leur période de quatre années, et a dit se réserver toujours le droit d'étendre l'abattage à d'autres zones…





le 30 juillet 2015
info  du  site  ://www.journaldujura.ch/
Ivre, une blairelle est restée inconsciente durant deux jours



Une blairelle a été retrouvée ivre sur une plage de Pologne après avoir bu plusieurs bouteilles de bière dérobées à des baigneursUne blairelle a été retrouvée inconsciente sur une plage polonaise de la mer Baltique, après avoir bu probablement sept bouteilles de bière, a indiqué mercredi une association de protection des animaux. Restée inconsciente pendant deux jours, elle semble avoir récupéré.
La femelle du blaireau, aussitôt baptisée Wanda, a été retrouvée au bord de la mer à Rewal, une station balnéaire, à côté de sept bouteilles vides. Elle les aurait volées à des baigneurs, avant d'enlever les capsules avec ses dents.
Elle semble avoir partiellement récupéré, même si elle n'est pas encore capable de se lever, a ajouté la présidente de l'association. "Elle dort, elle boit (de l'eau), elle mange de la viande des petits poussins", ce qui prouve que ses reins n'ont pas été trop endommagés.
Si sa convalescence réussit, elle sera relâchée vers la fin de la semaine près de l'endroit où elle avait été découverte. L'association a refusé l'accès de la cage de Wanda aux photographes et aux télévisions, mais a publié des photographies et des vidéos sur sa page Facebook.









info  du  site  : http://www.midilibre.fr/
Saint-Privat-des-Vieux : à Mazac, le blaireau 
victime de sa curiosité


La faune St-Privadenne offre parfois quelques belles surprises. Monsieur de La Fontaine aurait certainement tiré partie de cette aventure survenue dans l'ancien « mas Aberlenc » qui surplombe le vieux Mazac.

Une histoire qui débute par un bruit inhabituel dans une citerne désaffectée. Intriguée, Céline, la maîtresse de maison aidée de son ami Pierre, soulevent la trappe qui mène à ce sous-sol depuis longtemps oublié. « Avec une certaine appréhension, une baladeuse électrique est plongée dans cette immense caverne. On ne voyait pas la moindre bestiole. A l'aide d'un miroir, nous avons scruté le pied des murs, et aperçu enfin le malheureux prisonnier ». 
Un blaireau de belle taille au beau manteau caractéristique, qui discrètement par une galerie de trop plein, a été victime de sa curiosité. Ce visiteur insolite s'est trouvé prisonnier plus de dix jours. Mais comment faire pour lui porter secours ? « Nous lui avons fait parvenir de quoi boire et manger. Mais pas question de descendre ! Trop risqué d'aller sauver un animal si peu familier, dont nous ignorons tout des réactions ». 
Renseignements pris auprès du vétérinaire de Mazac, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage dépêche aussitôt un connaisseur. Il s'introduit dans la cavité sans parvenir à récupérer le sauvageon. Deux collègues le rejoignent en renfort. Une heure plus tard l'animal méfiant, se piège dans une cage métallique. Encore un peu de patience et monsieur blaireau est hissé à l'air libre par ses sauveurs, pour être amené vers des lieux plus hospitaliers.

Quelle haletante journée de vacances pour Mathilde et Alexandre, les enfants de la maison, qui ont assisté, attentifs et impressionnés, à ce sauvetage inoubliable. 




le 28 mars 2016
Loi biodiversité: les chasseurs sont les grands gagnants


Le 18 Mars dernier s'est achevé l'examen en deuxième lecture de la loi sur la biodiversité. Si l'on note quelques avancées, le bilan s'avère très décevant du côté de la réglementation de la chasse. En effet, le lobby de la chasse est montée au créneau et a réussi à obtenir des députés une législation en sa faveur. Parmi les grosses déceptions, on peut citer notamment : l'autorisation de la chasse à la glu sur les oiseaux, la traque des mammifères en période de reproduction et la non reconnaissance de la sensibilité des animaux sauvages. 
Dans cette sinistre reculade, le blaireau est directement concerné. Non seulement la loi n'apporte rien en matière de nouvelles protections d'espèces, mais de plus, le déterrage du blaireau en période de reproduction restera autorisé à partir du 15 mai sur simple autorisation du préfet.
Comme tous les ans au printemps, d'inoffensifs blaireautins ainsi que leurs parents, des colonies entières seront de nouveau massacrés pour satisfaire l'amusement de quelques-uns. C'est à la fois incompréhensible et inacceptable. 
Le blaireau paie déjà un lourd tribut à la circulation routière et la chasse risque de précipiter son déclin. Nous devons réagir et envoyer un signal fort! 
Montrez votre opposition en faisant connaitre la pétition votre l'adresse ci dessus.




le 3 mars 2016
info  du  site
La chasse cruelle et inutile du blaireau

blaireau-europeen

La saison de chasse se termine pour les uns et s'ouvre pour les autres... Le blaireau est le prochain sur le calendrier alors que ses populations sont fragilisées par une pression de plus en plus forte. Il fait l'objet d'une chasse cruelle en France alors que de nombreux pays européens le protègent

Depuis le Pléistocène (environ 2 millions d'années), le blaireau européen (Meles meles), est présent dans toutes les régions de France métropolitaine à l'exception de la Corse et peut être trouvé en montagne jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Mais, comme tant d'autres mammifères sur le sol français, il est autorisé à la chasse qui s'opère souvent de manière cruelle alors même que "les activités humaines, chasse, piègeages, pratiques sylvicoles, modifications du paysage et des pratiques agricoles réduisent les habitats du blaireau, qui paye également un lourd tribu à la circulation automobile", indique le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité.

Or, le blaireau, outre son nom qui fait l'objet de moqueries, est un mammifère remarquable et utile. C'est la plus grosse espèce de Mustélidés d'Europe. Trapu et court sur patte, il peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue, qui mesure 20 cm environ), pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu'à une vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne). Durée de vie : 15 ans environ.

Comme son cousin le castor, le plus grand bâtisseur après l'Homme, le blaireau est un terrassier. Il vit dans un terrier qu'il creuse généralement dans une pente pour évacuer plus facilement les déblais en contrebas. Il est très tolérant et accueille, en plus de sa famille composée généralement d'une demi-douzaine d'individus, des cousins mustélidés (martres, fouines, putois) ou/et des renards. 

"En plus de son caractère discret et farouche, il est totalement inoffensif", insiste Pascal Gérold, animateur-responsable de projets à la maison de la nature de Munchhausen et observateur assidu du mustélidé dans les Vosges du Nord. Le blaireau est un "animal nocturne, sa vue est très basse mais son odorat est plus de 700 fois supérieur au nôtre alors, pour retrouver son chemin la nuit, il le marque avec ses glandes odoriférantes qu'il a entre les doigts de ses pattes", ajoute-t-il dans le blog de l'Association Nature Alsace Bossue.

Ainsi, il peut être aperçu la nuit et ne présente aucun danger direct pour l'Homme.

Son régime alimentaire est essentiellement composé de vers de terre et végétaux (fruits, céréales, tubercules, champignons). S'y ajoutent également quelques taupes, petits rongeurs et insectes. Il se nourrit de manière très occasionnelle d'un œuf ou d'un oisillon.

Malgré cela, il est chassé et particulièrement en France, souvent de manière cruelle. 

Pourquoi le blaireau est-il chassé ?
"Cette chasse ne répond à aucune nécessité, puisque le blaireau est une espèce peu prolifique, qui est incapable de pulluler." s'indigne FNE.

Des dégâts sur l'agriculture ?
Si la question mérite d'être posée pour l'ensemble des espèces chassées et persécutées en France, le blaireau cause des dégâts très limités aux champs de maïs, sans commune mesure avec ceux que peut occasionner une harde de sangliers (souvent élevés par les chasseurs CQFD). "Bien souvent, le blaireau est accusé de tous les problèmes de façon indiscriminée et concentre les mécontentements." souligne le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité. Au contraire, les blaireaux aident les paysans en détruisant de nombreux vers blancs. De plus, la simple installation d'un fil à 15 cm de hauteur empêche l'accès aux blaireaux. Les répulsifs se sont aussi montrés très efficaces.

Des dégâts sur les sols ?
On lui reproche également d'affaiblir la stabilité des sols. Or, les terriers sont la plupart du temps creusés en forêt ! Et s'ils demeurent gênants, il suffit simplement de faire fuir leur propriétaire en déposant des tissus imbibés de répulsif non toxique, et de reboucher les trous. Il n'y a aucune nécessité de tuer l'animal. D'ailleurs, déterrer l'animal serait contre-productif : cela fragilise bien plus le lieu et est préjudiciable aux autres espèces qui y vivent. "A titre de comparaison, on peut noter que les Pays-Bas, où les digues sont essentielles, ont classé le blaireau comme espèce protégée, montrant ainsi qu'il est possible de concilier l’entretien des digues et l’existence du blaireau", précise le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité.

Un vecteur de maladies ?
Enfin, il serait vecteur de la tuberculose bovine, qui pourtant, est quasiment éradiquée depuis 2001... En outre, au sein de la faune sauvage, "il n’est pas le principal vecteur de cette maladie en France, puisque le cerf, et le sanglier dans une moindre mesure, ont été les plus concernés jusqu'à maintenant" ajoute le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité. Malheureusement, les populations de blaireaux sont en diminution dans la plupart des régions françaises : au faible renouvellement de l'espèce, s'ajoutent l'extension urbaine, la chasse et la mortalité liée au trafic routier, de plus en plus important. Ainsi, le blaireau est une espèce très fragile, ce qui explique qu'il est protégé dans la plupart des autres pays : Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal... Explique l'association RAC. Mais pas en France où les chasseurs continuent de détruire ce petit mammifère inoffensif, avec des méthodes particulièrement cruelles.

Une chasse cruelle
Le blaireau est chassé en le déterrant. Cette chasse est pratiqué de la mi-septembre au 15 janvier. Mais dans 74 départements français, sur simple volonté du préfet, il peut commencer dès le 15 mai, période où les blaireautins sont encore dépendants de leurs mères et du groupe social. Chassé 9 mois et demi, le blaireau n'a aucun répit ! Partout en France, des week-ends de "déterrage de blaireaux" sont organisés. Les animaux stressent pendant des heures, acculés au fond de leurs galeries, entre les aboiements des chiens et les cris des chasseurs. Les jeunes blaireaux sont dépecés par les chiens et les survivants sont achevés à coup de talon ou de pelle. Les adultes, y compris les femelles en gestation, sont sortis de leur terrier avec des pinces métalliques et sont ensuite tués avec une dague ou à coups de barre à mine. Le coup fatal étant rarement le premier...

Frédéric Daniel a assisté à une chasse de blaireaux et nous livre son témoignage
"Je me promenais à VTT sur un chemin en pleine campagne dans une petite commune dans les Pays de la Loire. C'était un samedi matin d'octobre. Mon attention a été attiré par des aboiements et des cris de chasseurs qui excitaient les chiens. La scène se déroulait dans une clairière à la lisière d'un bois sur un vieux talus de remembrement. J'ai pu observer pendant un moment ce qui se passait, de loin aux jumelles, discrètement. Les chasseurs s'affairaient à creuser, équipés de pelles, pioches et barre à mine. Je crois qu'un blaireau a été capturé et tué pendant que j'observais, bien que je n'ai pas pu voir distinctement. Cette scène m'a dégoûté, je ne suis pas resté plus longtemps. Je suis revenu sur place quelques jours plus tard. De longues tranchées parcouraient le talus, parfois profondes de 1,50 m. Le talus était complètement ravagé, toute la colonie avait été éliminée. Depuis, les tranchées ont été rebouchées, plus rien n'est visible. Les chasseurs était ici de façon complètement légale, ce déterrage étant effectué en période autorisée. Beaucoup de gens ne connaissent pas la vénerie sous terre, cette pratique qui consiste à aller chercher les animaux là où ils sont, dans leur terrier, ce qu'il ne leur laisse que peu de chance de s'échapper. Cette chasse se déroule généralement loin des regards et des habitations, en plein coeur de la campagne."

Les chasseurs prétendent qu'il s'agit de régulation. Mais pour Frédéric Daniel qui a lancé une pétition, "la vérité est plus simple : le déterrage des blaireaux est un loisir". Si l'on connaît le peu d'effet des pétitions, celle-ci a déjà recueilli près de 90 000 signatures et il est encore temps de la signer. Selon l'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) et l'association MELES qui ont également lancé une pétition, en France, au moins 165 000 blaireaux seraient exterminés chaque année par ce seul mode de chasse. Moindre réconfort : un certain nombre de chasseurs ne pratiquent pas ce mode de chasse qui les répugnent. Au final, le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité dénonce cette chasse : "ni le risque d’infection tuberculeuse en France ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif de blaireaux. La réglementation devrait proscrire et pénaliser les méthodes d’abattage inhumaines, encourager l’exploration de voies alternatives à l’abattage, et, dans le cas de la tuberculose, permettre la vaccination des blaireaux même dans les régions où la prévalence de la maladie est encore faible." Ainsi bat le coeur de la France, au rythme des coups de fusil, de pioches et de pièges qui accaparent et polluent nos campagnes et nos forêts, détruisant méthodiquement et cruellement ce qu'il reste du vivant, simplement pour le plaisir, ce sentiment qui permet tout, avec la bénédiction de la grande majorité de nos élus qui ne cherchent que des soutiens électoraux et n'ont cure de l'intérêt général et de la biodiversité.





le 10 avril 2016
info du site
Chasse au blaireau: les députés incompétents
font allégeance aux chasseurs


Comme vous le savez, l’intégration dans la loi biodiversité d’un amendement contre la chasse des mammifères en période de reproduction et de dépendance des jeunes a été rejeté. Il n'entrera pas en vigueur dans le cadre de la loi sur la biodiversité qui passe devant le Sénat début mai. Cet amendement, s'il avait été adopté, aurait été un moyen de le protéger, du moins en partie.
Le lobby de la chasse a été très actif ces derniers mois, et vient de démontrer une nouvelle fois sa toute-puissance. Les chasseurs ont beau ne représenter qu’1,9 % de la population française (chiffres 2012), ils sont surreprésentés au Parlement.

Le 27 janvier 2016: Mme Royal, Ministre de l'Ecologie défend la vénerie sous terre au nom du Gouvernement. Son discours est consternant:
"C’est aussi une façon de reconnaître que les chasseurs sont parfaitement capables de gérer les problèmes de la chasse, en articulation avec les questions de biodiversité, qui, je le rappelle, constituent le sujet principal et prioritaire du présent texte de loi.
Je ne souhaite pas qu’on réglemente la chasse au détour d’une loi sur la biodiversité, en court-circuitant les professionnels chargés d’appliquer le principe de juste équilibre entre protection de la biodiversité et activités de chasse." Et d'ajouter ce mensonge:
"En outre, il faut pouvoir autoriser la destruction des blaireaux, qui prolifèrent dans certaines régions "

Le 16 mars 2016: En séance à l'Assemblée Nationale, David Douillet (LR) déclare:
"J’ai déposé des amendements visant à reconnaître le rôle des chasseurs et des agriculteurs dans la préservation de la biodiversité, c’est leur intérêt autant que le nôtre."

Il y a un an, le 23 mars 2015: Mme Geneviève Gaillard, Députée PS des Deux-Sèvres, expliquait à ses collègues ce qu'est la vénerie sous terre du blaireau:


Dans cette vidéo, les députés PS et LR ne connaissent visiblement pas le sujet, appréciez la qualité des arguments:
P.Plisson (PS): "C'est un animal qui est considéré comme nuisible (1) [...] qui est déterré pour le détruire parce qu'il mange les poulets dans les poulaillers (2)." Dans cette phrase, deux grosses erreurs:
1. Le blaireau, à l'heure actuelle, est une espèce chassable qui n'est pas classé nuisible.
2. Cet animal est omnivore et éventuellement nécrophage, il joue donc un rôle sanitaire en tant que "nettoyeur" de la nature. Il n'attaque pas les animaux, mais il peut occasionnellement croquer un campagnol ou une couvée d'oisillons sauvages.
D.Douillet(LR): "Le blaireau est une espèce surabondante [...] ça pose des problèmes sanitaires"
Le déclin des effectifs du blaireau est flagrant partout en France, personne ne peut le nier. Au niveau sanitaire, le blaireau peut être atteint de tuberculose bovine suite à une contamination qui, à la base, est transmise par des animaux d'élevage. Il n'existe pas de foyer de cette maladie en provenance directe d'animaux sauvages. La solution est donc à trouver dans les exploitations. Des études menées en Grande Bretagne ont démontré que la destruction du blaireau dans des zones contaminées était inutile et même contre-productive. En effet, les blaireaux sains qui sont éliminés d'un secteurs sont remplacés par d'autres, potentiellement contaminés, contribuant ainsi à propager la maladie.

De tels arguments tenus par députés démontrent qu'ils ont délibérément laissé le champ libre aux chasseurs.
Alors, réelle incompétence des députés ou allégeance faite aux chasseurs? Sans doute les deux!

Pour finir sur une note positive, en dehors de la France, le secrétaire d’État à l’Environnement du Luxembourg, Camille Gira, le 17 janvier a décidé que la chasse au renard serait interdite pour une année supplémentaire. Sa déclaration est pleine de bon sens:
"Au 21ème siècle il faut qu’il y ait une raison objective pour chasser un animal : danger imminent pour la nature ou l’homme"
Si seulement nos députés pouvaient s'en inspirer!

Les députés ont fait en sorte de que les chasseurs aient une loi totalement en leur faveur, avec un total mépris pour la protection animale, C'est inacceptable.

Le blaireau doit être protégé!

Frédéric Daniel



le 5 juin 2016
Cent chasseurs sous terre dans le Morvan


Le but de cette journée n’est pas d’exterminer tous les blaireaux d’un secteur ou d’une commune. Mais de se retrouver entre passionnés de vénerie sous terre et de chasser pour une journée avec d’autres équipages ce fabuleux gibier qu’est le blaireau », indique Christophe Debowski, président de l’ADEVST 71.


750 blaireaux
« Même si le département de Saône-et-Loire, dit-il compte le plus grand nombre d’équipages de vénerie sous terre, ceux qui pratiquent la vénerie sous terre du blaireau sont très sollicités par les sociétés de chasse, les agriculteurs et parfois des particuliers du département. Certains équipages sont également invités hors du département. De ce fait les calendriers de chacun sont rapidement complets. Il devient donc difficile d’organiser des chasses entre deux ou plusieurs équipages. Même si ces dernières années le nombre de prise de blaireaux par les équipages adhérent à l’ADEVST 71 dépasse 750 sur le département. Nous pouvons affirmer que les populations de blaireau en Saône-et-Loire se portent bien et sont plutôt à la hausse. Toute fois ce type de journée permet de réguler efficacement les blaireaux sur un secteur ou une commune. Comme chaque jour de chasse si les propriétaires ou invitant le souhaitent et si nous estimons que les prises sont suffisantes, les Maîtres d’équipages peuvent gracier un ou plusieurs animaux. »

Cinq Anglais ont accompagné les différentes équipes
Rendez-vous a donc été donné hier 8 h à Épinac. Quinze équipages sont venus des quatre coins du département, mais également de l’Allier, de la Côte-d’Or, de la Haute-Marne, soit au total une centaine de chasseurs sous terre auxquels se sont joints, comme l’année dernière à Saint-Usuge, cinq Anglais ont accompagné les différentes équipes. Ces Anglais sont des chasseurs sous terre très expérimentés. Ce sont des terriermann. Ils possèdent des chiens terriers et suivaient et assistaient les équipages de Fox-hunting (chasse à courre du renard). Malgré l’interdiction de découpler plus de deux chiens derrière n’importe quel gibier, aucun des équipages de Fox hunting n’a démontés et ils continuent à chasser presque comme avant en jouant à cache-cache avec les écologistes très procéduriers. En revanche, le blaireau est protégé depuis 1976 et il n’est plus chassé en Angleterre. Cette mesure pose de très grave problème sanitaire notamment avec la tuberculose bovine. Ces terriermann chassent toujours activement le renard sous terre. C’est Daniel Berthaut Maître d’équipage des Essards avec ses collègues de chasse qui ont organisé cette journée et guidé les équipages dans cette magnifique région qu’est le Morvan. Daniel Berthaut chasseurs très expérimenté, connu également pour sa passion et connaissance de la chasse aux chiens courants du sanglier a mis sa connaissance du terroir du Morvan pour répertorier de très nombreux terriers sur plusieurs communes de Côte-d’Or et Saône-et-Loire. Il chasse sous terre avec des Fox-Terrier à poil lisse et dur.

Les équipages présents
Christophe Cayrol, vice-président de l’ADEVST 71 et Maître d’équipage des Daguenets qui vient du Brionnais, chasse sous terre avec des Fox-terrier poil dur. Christophe Debowski, président de l’ADEVST 71, Maître d’équipage de la Vallée des Vaux, venu de la Côte Chalonnaise, utilise des teckels et Patterdale Terrier. Christophe Lacharme, Maître d’équipage des Bois Rampon, venu avec une équipe de plus de dix jeunes chasseurs passionnés du Mâconnais et leurs Teckels et Fox Terrier à poil lisse et dur. Rémy Droin, Maître d’équipage des Petits Jaune. Rémy Perrot, trésorier adjoint de l’ADEVST 71, Maître d’équipage la Bresse Saônoise, est fervent utilisateur de teckels nains à poil dur. Il est également conducteur de chien de sang. William Roberjot, secrétaire de l’ADEVST 7, Maître d’équipage du Pré venu Gobiu du Tournusois et accompagné de son ami Fred Campos venu de l’Allier. Ils utilisent tous les deux des Jagd-Terrier. Jean Masson, vice-président de l’AFEVST, louvetier, Maître d’équipage des Taissons de la Blaise, venu de Haute-Marne, chasse avec des Jack-Russel et des Patterdale Terrier. Nicolas Besson, Maître d’équipage du Bois d’Hirley du Chalonnais qui chasse également le lièvre à courre. Gérard Curtenel, Maître d’équipage du Rallye de la Gouère, également louvetier venu du Mâconnais avec Damien Rappet, Maître d’équipage de la Rochette. Jean-Max Henault est président de l’ADEVST 21, Maître d’équipage de la Bruyère de Bierre en Morvan. Patrice Guillot, Maître d’équipage des combettes qui est aussi délégué du club du Jack Russel terrier. Pierre Nidiaux, Maître de l’équipage les dents de la terre et Nicolas Vernaux, Maître d’équipage du Rallye des Fox Furieux figuraient parmi les locaux de cette journée.

Après la chasse et avoir remis les terriers en état, les participants sont revenus au rendez-vous de chasse à Épinac. Plusieurs fanfares de trompes de chasse ont été sonnées pour rendre honneurs aux vingt blaireaux pris à l’occasion de cette journée. Daniel Berthaut et toute son équipe ont été remerciés pour leur excellent accueil. Comme tous les ans, cette journée a été clôturée par un repas convivial ponctué de différentes fanfares de trompe de chasse et de chants de vénerie. Les chasseurs locaux et des communes voisines ont particulièrement apprécié l’ambiance vénerie de cette journée




le 14 juin 2016
info  du  site
http://www.maine-et-loire.gouv.fr/projet-d-arrete-prefectoral-relatif-a-la-periode-d-a4202.html

Projet d’arrêté préfectoral relatif à la période d’ouverture complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau dans le Maine et Loire


Cet arrêté a pour but de définir la période d’ouverture complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau dans le département, conformément à l’article R.424-5 du code de l’environnement.

Ce projet d’arrêté a reçu un avis favorable de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage réunie à Angers le 26 Avril 2016, et de la fédération départementale des chasseurs.

Conformément à la loi n° 2012-1460 du 27/12/2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public, qui prévoit l’accès et la participation du public pour les projets de décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, vous disposez d’un délai de 21 jours (ou jusqu’au 9 juin 2016) pour :

consulter la note de présentation de ce projet d’arrêté ;
consulter le projet d’arrêté ;
vous exprimer, le cas échéant, sur ce projet d’arrêté, par courriel à l’adresse suivante : fcer.seef.ddt-49@equipement-agriculture.gouv.fr

Le dossier papier est disponible à la direction départementale des territoires, bureau 3018 et peut être consulté sur rendez-vous de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 16h30.

La synthèse des observations reçues sera rendue publique, sur ce site, à la fin du processus de consultation.

Une fois la décision définitive signée, cette dernière sera publiée au recueil des actes administratifs (RAA) de l’État dans le département de Maine-et-Loire.

Synthèse des remarques émises dans le cadre de la procédure de participation du public relative au projet d’arrêté préfectoral autorisant l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau
à compter du 15 mai dans le Maine-et-Loire

Conformément à la loi n° 2012-1460 du 27/12/2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public, qui prévoit l’accès et la participation du public pour les projets de décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, ce projet d’arrêté a été mis en consultation du 18 mai au 09 juin 2016.

Trente-six (36) observations ont été formulées et transmises à la Direction Départementale des Territoires. Certaines d’entre elles font part de leur satisfaction que ce type d’autorisation existe afin de pouvoir intervenir en cas de dommage, mais pour la plupart, elles émettent un avis défavorable sur ce projet d’arrêté en se fondant sur les éléments suivants :

condamnation du mode de chasse pratiqué ;
période d’allaitement et d’élevage des jeunes ;
contestation du type de dommages causés ;
risque de disparition de l’espèce ;
espèce qui concoure à la biodiversité de notre pays.

Il est important de souligner que cet arrêté ne vise pas à modifier le statut de cette espèce. De même, il n’est pas du ressort du préfet de département de remettre en cause le mode de chasse pratiqué. L’arrêté autorisant l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau à compter du 15 mai est pris uniquement en application de l’article R424-5 du code de l’environnement, et la procédure administrative y conduisant a bien été respectée.

La chasse du blaireau se pratique essentiellement par déterrage. En effet, cette espèce classée gibier ayant un comportement essentiellement nocturne, les prélèvements à tir en période d’ouverture générale de la chasse sont extrêmement rares et faibles. Ainsi, il est important d’adapter la période d’intervention, et de permettre la pratique de la vénerie sous terre du 15 mai à l’ouverture générale de la chasse, en plus de la période allant de l’ouverture générale de la chasse au 15 janvier de chaque année.

Les différents organismes détenant des informations sur cette espèce (ONCFS, LPO, ONF ...) siègent à la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage et sont donc à même d’apporter des éléments de connaissance objectifs et quantitatifs sur la situation du blaireau dans le département. A ce stade, l’ensemble des données et des cartographies disponibles ont été prises en considération. Les bilans de prélèvements, comme les observations des lieutenants de louveterie, le suivi des dommages, les enquêtes communales de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et les opérations de comptages réalisées sur 50 circuits de 1 Km chacun dans tout le département, sont autant d’indicateurs qui permettent d’établir une tendance d’évolution des populations, actuellement à la hausse.

Le projet d’arrêté concerné a bien été présenté pour avis à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage du 26 avril 2016.

En 2014-2015, 692 blaireaux (349 mâles et 343 femelles) ont été prélevés par des équipages de vénerie sous terre, bénéficiant d’un agrément préfectoral à cet effet. Dans le département, 40 équipages sont agréés par le préfet (soit en moyenne 1 équipage pour 9 communes) et transmettent annuellement un bilan, ce qui correspond en moyenne à 18 blaireaux prélevés par équipage et par an. Au final, le prélèvement annuel par la vénerie sous terre représente environ 2 animaux par commune dans le département, et au vu des connaissances actuelles de l’espèce, ces prélèvements ne vont pas engendrer son éradication, ce qui n’est d’ailleurs pas l’objectif recherché.

L’arrêté préfectoral autorisant l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau à compter du 15 mai n’a pas non plus vocation à remettre en cause le rôle joué par cette espèce dans l’écosystème et le fait qu’elle est intégrée à la biodiversité départementale. C’est un moyen de réguler cette espèce, notamment là où sa population se développe et commet des dommages.

Cet arrêté étant annuel, le principe est de pouvoir le réviser en fonction des nouveaux éléments disponibles, portant sur l’évolution démographique de cette espèce, les dommages qu’elle commet, les prélèvements effectués etc...

Au vu des éléments énoncés ci-dessus, il apparaît que le projet d’arrêté préfectoral soumis à la consultation du public est conforme aux dispositions réglementaires énoncées dans l’article R424-5 du code de l’environnement.

Note de présentation du blaireau pour consultation
de la vénerie sous terre dans le Maine et Loire

Projet d'arrêté de la vénerie sous terre dans le Maine et Loire



le 3 août 2016
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Ils veulent sauver le soldat blaireau

Les membres d'Indre Nature font un appel aux dons pour soutenir leur action en justice. - Les membres d'Indre Nature font un appel aux dons pour soutenir leur action en justice.
L’association Indre Nature a initié une action auprès du tribunal administratif de Limoges, pour limiter la période de chasse du blaireau. Le premier jugement en référé lui a été défavorable.

Ils ont perdu une première bataille, mais ils ne s'avoueront pas vaincus pour autant. Les membres de l'association Indre Nature ont déposé, le 7 juillet, deux recours auprès du tribunal administratif de Limoges pour faire interdire la période complémentaire de la chasse aux blaireaux dans l'Indre. Le premier jugement, qui devait entraîner ou non la suspension immédiate de la période complémentaire sur l'année 2016-2017, est tombé le 29 juillet. Leur demande est rejetée.
Les arguments développés par Indre Nature, mettant surtout en cause des délais trop longs pour transmettre les décisions de la Commission chasse, n'ont pas été reconnus par le juge. Une décision que salue Xavier Ory, chef du service d'appui aux territoires ruraux à la Direction départementale des territoires, chargé de la Commission chasse pour la préfecture. Celle-ci valide tous les ans les dates des périodes de chasse et leurs possibles extensions.

« Nous sommes déçus de cette première décision, reconnaît Jacques Lucbert, président d'Indre Nature. Mais elle n'enlève rien à notre motivation. Nous allons continuer d'informer pour protéger le blaireau et mettre fin à la période de chasse complémentaire. »
C'est tout l'enjeu de leur second recours : annuler l'arrêté préfectoral qui autorise, pour l'année 2016-2017, l'extension de la chasse au blaireau. Chaque année, depuis trente ans, est autorisée une période complémentaire pour cette espèce, en plus des dates classiques. Du 1er au 31 juillet et du 15 mai au 30 juin, l'année suivante, les chasseurs peuvent continuer de débusquer les blaireaux sans quotas ni limites. Toutes les techniques sont autorisées, en particulier celle, controversée, de la vénerie sous terre. Cette méthode consiste à acculer l'animal, y compris des juvéniles, dans son terrier et l'en faire sortir, puis le tuer par tous les moyens possibles.


" Une chasse cruelle et injustifiée "

La période complémentaire est justifiée par l'administration aux vus des dégâts que peut susciter l'espèce et selon eux, par une population qui se porte bien. « Leurs galeries, surtout, présentent de grands risques pour la stabilité des sols. Ça a été le cas sous l'institut médico-éducatif des Martinets, à Saint-Maur, par exemple, ou pour de nombreuses routes du département, liste Xavier Ory. Les responsables de la voirie nous indiquent d'ailleurs un nombre constant et important de collisions entre voitures et blaireaux. Preuve qu'il n'y a pas de baisse de la population dans l'Indre. » Argument que réfutent les membres d'Indre Nature, d'autant plus qu'aucune étude sérieuse n'a été menée ces dernières années sur les populations de blaireaux dans le département. Pour eux, ces cas isolés ne justifient pas un tel acharnement : « Si nous sommes contre, c'est que cette chasse est cruelle et injustifiée. » Entre les collisions et la chasse, entre 200 et 500 blaireaux seraient tués chaque année dans l'Indre.


Le blaireau, ce bel inconnu

Avec son allure trapue, son pelage caractéristique, ses deux bandes noires qui coupent son museau blanc, le blaireau est un animal reconnaissable entre tous. Pourtant, son comportement est souvent méconnu. Selon ses détracteurs, il aurait une propension à s'attaquer aux basses-cours et à dévaster les cultures. Très peu probable selon Jacques Lucbert : « C'est un animal qui est très opportuniste. Effectivement, s'il trouve un poulet mort, il va le dévorer. Mais ce n'est pas lui qui va l'attraper pour le tuer. Il se nourrit surtout de vers, d'escargots, de petits rongeurs, de champignons… Il peut aller casser la croûte dans des champs de céréales, notamment du maïs au stade laiteux, mais ça reste des dégâts très limités. C'est un animal qui a mauvaise presse, qui est mal vu et on lui met sur le dos plein de choses. » Les dégâts qu'il peut causer sont plus souvent les conséquences des grands terriers qu'il creuse et habite en famille, qui fragilisent les sols.



le 25 septembre 2016
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Vosges le blaireau
Le mustélidés retourne des pelouses a la recherche de vers blancs pour se nourrir
Charlène Neff, de Saint-Maurice-sur-Moselle, attend que l’animal prenne ses quartiers ailleurs pour remettre en état sa pelouse. Photos Philippe BRIQUELEUR
Les blaireaux causent des désagréments un peu partout dans les Vosges. Ils retournent des coins de pelouses à la recherche de vers blancs. Leurs mœurs nocturnes agacent, notamment à Saint-Maurice où les propriétaires assistent impuissants au spectacle.


SAINT-MAURICE-SUR-MOSELLE
Charlène Neff a toujours la surprise au petit matin. De quoi bien la réveiller et pas forcément la mettre de bonne humeur. Quand elle ouvre ses volets, elle constate que le blaireau a encore découché et retourné sa pelouse à plusieurs endroits, autour de sa maison de Saint-Maurice-sur-Moselle. « C’est un peu pénible, vu l’état de la pelouse », rapporte celle qui s’est lassée de semer les petites graines. « Il revient, on ne va pas replanter. On remet juste la pelouse. » Elle ne sait pas si le blaireau est le même que celui qui a sévi les années précédentes, ça ne changerait rien au schmilblick. Elle subit ces petits désagréments avec quand même le sourire, elle qui mène une vie paisible avec sa famille dans cette rue des Anciens d’AFN.

Le mammifère ne fait pas une fixette sur sa pelouse, d’autres adresses dans la commune sont connues de ces animaux qui se régalent de la mousse qui prolifère du côté de chez Yvette Claude, rue de la Goutte du Rieu. « Tous les ans, on y a droit », s’agace la dame qui tente à chaque fois de cacher les petites misères en s’aidant des mottes. « Je vais attendre qu’il ne revienne plus pour remettre de la semence. »

« Ça court vite »
Yvette Claude l’a déjà vu à l’œuvre et l’a tout de suite interrompu dans son repas. « J’ai fait un léger petit bruit et il est parti, ça court vite », témoigne celle qui tend le dos pour que son jardin où les légumes sont bons à cueillir reste intact.

C’est ce que surveille aussi de près Jean-Claude Valdenaire, rue de Noiregoutte. « C’est maintenant qu’on peut cueillir les betteraves, les carottes… » Alors, tant pis si le blaireau jette son dévolu sur son pré de 4 000 m² qui fait diversion. « Ce n’est pas beau mais je suis content qu’il ne vienne pas dans mon jardin. » Il a une pensée pour ses voisins, plus malchanceux avec leur pelouse taillée à la perfection et que le blaireau déroule comme un tapis. « Il a tout labouré, alors que c’est clôturé », raconte Jean-Claude Valdenaire.



le 20 septembre 2016
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Journal de l'Environnement
Tuberculose bovine TB : le blaireau enfin innocenté ?
Le blaireau britannique vient de marquer un point: selon une étude publiée lundi 26 septembre, il semble bien peu responsable des cas de tuberculose bovine observés dans les élevages. Un résultat qui pourrait plaider pour une vaccination ciblée plutôt que pour l’abattage massif.

Chaque année depuis 2013, des campagnes annuelles d’abattage de blaireau sont menées dans le sud-ouest de l’Angleterre. Que reproche-t-on au mustélidé ? De transmettre aux élevages la tuberculose bovine, fort coûteuse pour l’agriculture britannique. Le sujet n’est pas sans évoquer celui du loup en France: opposition entre protecteurs de la nature et éleveurs, doutes scientifiques sur le bien-fondé de ces tirs.

Publiée lundi dans la revue Stochastic Environmental Research and Risk Assessment, une étude menée par Aristides Moustakas et Matthew Evans, de la Queen Mary University de Londres, donne du grain à moudre aux défenseurs du blaireau. Grâce à leur modélisation mathématique, les chercheurs sont parvenus à estimer l’importance de la transmission entre blaireaux et élevages. Résultat, les échanges interspécifiques sont quasi-nuls: la maladie se transmet avant tout entre congénères.

DIVERGENCES SPATIO-TEMPORELLES
D’un point de vue épidémiologique, ça ne colle en effet pas du tout. Non seulement d’un point de vue temporel (les cycles d’infection sont courts pour les blaireaux, longs pour les bovins), mais aussi spatial. Se chevauchant peu, les zones d’infection présentent des caractéristiques très différentes entre les deux espèces.

Pour les bovins, la tuberculose sévit de manière aléatoire et dispersée, tandis qu’elle se présente sous forme de «clusters» pour les blaireaux. Et pour cause: ces derniers sont des animaux vivant en groupes, quittant peu leur foyer. A l’exception de ceux obligés de fuir, par exemple sous la menace des fusils, ce qui pourrait engendrer de nouveaux foyers sauvages.

L’ÉLEVAGE INTENSIF MIS EN CAUSE
Pour Dominic Dyer, président de l’association Badger Trust (qui milite pour la vaccination ciblée des blaireaux), «nous pourrions tuer tous les blaireaux de ce pays, la tuberculose bovine continuerait à se répandre dans les élevages, en raison d’un dépistage inefficace de la tuberculose, d’un nombre excessif de transport d’animaux et de la faiblesse des mesures de biosécurité dans les fermes. C’est l’élevage intensif qui est le réel coupable de l’extension de la maladie».

Selon d’autres travaux publiés en 2016, il semblerait d’ailleurs que les blaireaux évitent les pâturages lorsqu’ils sont occupés par un troupeau, tandis que les bovins délaissent l’herbe souillée par les excréments de blaireaux. A l’inverse, ceux des bovins constituent un apport important de bacilles tuberculeux dans le sol, où ils sont stockés par les vers de terre.




le 27 janvier 2017

MISE À JOUR SUR LA PÉTITION
Quelques nouvelles du recours en justice par Indre Nature
Vous avez été nombreux à soutenir l'association Indre Nature suite à mon appel en septembre dernier. L'objectif de la somme à récolter pour financer le recours en justice a été atteint dès le lendemain. Un grand merci à tous les donateurs. Pour rappel, cette association a déposé un recours en justice pour demander l'annulation d'un arrêté préfectoral autorisant la période complémentaire de chasse au blaireau. 

Jacques LUCBERT, le président de l'association Indre Nature a souhaité vous transmettre ce message: 

" D'abord, un grand et chaleureux merci à Frédéric et à tous les donateurs qui se sont manifestés, suite à la publication sur cette pétition du recours intenté par notre association. Fin 2016, l'ensemble des dons reçus s'élevait à 7923 €. Ces dons ont exclusivement servi à couvrir les frais d'avocat, qui, à cette date, s'élevaient à 5500,80 €. Mais il y aura d'autres frais de procédure en 2017. La procédure suit son cours et le seul élément nouveau a été un mémoire déposé par la Fédération départementale de la chasse pour défendre l'arrêté préfectoral que nous contestons. L'argument principal développé dans ce mémoire est que ce sujet a déjà été jugé et qu'il existerait une jurisprudence en la matière condamnant toute contestation de la période complémentaire de chasse au blaireau en toutes circonstances. Nous avons déposé avec notre avocat un mémoire en réponse contestant l'interprétation de la Fédération de chasse notamment quand la population de blaireau existant sur le département n'est pas connue avec suffisamment de précision, ce qui est le cas dans l'Indre. Sur le reste, le mémoire de la Fédération de chasse n'apportait aucun élément nouveau. Nous attendons donc avec confiance la suite de la procédure, à savoir la date de l'audience publique contradictoire au Tribunal Administratif et les conclusions préalables du rapporteur public. Nous tiendrons au courant tous ceux qui suivent notre action avec intérêt dès qu'un élément nouveau interviendra. 

Jacques LUCBERT
Président d'Indre Nature"

La plateforme de dons en ligne Helloasso est toujours ouverte, vous trouverez dans le lien suivant le détail de la procédure, les motivations de l'association et l'origine du projet: 


Ce recours en justice témoigne de la contestation d'une chasse-loisir qui n'a aucune justification légitime. Le gouvernement actuel invoque la nécessité de la régulation des blaireaux pour enrayer la propagation de la tuberculose bovine. Argument remis en cause par le CSPNB (Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité) qui préconise la vaccination massive: "La règlementation devrait proscrire et pénaliser les méthodes d’abattage inhumaines, encourager l’exploration de voies alternatives à l’abattage, et, dans le cas de la tuberculose, permettre la vaccination des blaireaux même dans les régions où la prévalence de la maladie est encore faible." 

Le blaireau bénéficie en ce moment d'une période de calme depuis le 15 janvier, date légale où le blaireau n'est plus chassé. Mais ce n'est hélas qu'un bref répit, sa chasse reprend à la fin de l'hiver dans les trois quarts des départements français qui ont choisi d'appliquer une période de chasse complémentaire. Adultes et petits sont concernés. Rappelons que la France est en infraction avec l'article L424-10 du code de l'environnement qui interdit notamment de chasser les animaux en période de dépendance des jeunes. 

Le recours en justice déposé par Indre Nature -si il venait à être gagné- est une première étape vers sa protection intégrale. Il faut rester vigilants sur ce sujet, le blaireau ne doit plus être l'objet d'un loisir cruel. 

Demandons la protection intégrale du blaireau en France
Merci de continuer à diffuser ma pétition et, merci à toutes et tous pour votre soutien!


Un blaireau enterre une vache qui pèse trois fois son poids
Pour protéger sa nourriture, le blaireau a creusé un profond trou. Des scientifiques ont filmé la scène. 
Des scientifiques de l'Université de l'Utah (Etats-Unis) ont filmé une incroyable scène: celle d'un blaireau enterrant une vache qui pèse trois fois son poids. Cette scène étonnante n'est pas un rituel religieux propre aux blaireaux, mais leur méthode pour dissimuler le cadavre de leur proie. 
Les chercheurs ont saisi la scène au cours de l'hiver 2016 dans le parc national du Grand Bassin. La vidéo, qui rencontre depuis sa mise en ligne sur YouTube un franc succès, dévoile cinq jours dans la vie d'un blaireau. Celui-ci creuse un trou de deux mètres de diamètre et de 50 centimètres de profondeur pour y enterrer sa vache. 
"Nous en connaissons beaucoup sur les blaireaux tant sur leur morphologie que leur génétique, mais il existe de nombreux espaces vides qui doivent être comblés", analyse le chercheur Ethan Frehner, il s’agit d’un comportement substantiel qui n’était pas du tout connu."

Cliquez sur l'écran You Tube pour voir la vidéo




le mai 2017
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https://www.consultationspubliques.aves.asso.fr/
Période complémentaire de la vénerie du blaireau dans l'Aube et l'Allier
Une fois encore, sans surprise, la consultation aboutit à la reconduction d’une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau, du 15 mai au 15 septembre 2017 et du 15 juin au 30 juin 2018. Autrement dit, le blaireau est chassable toute l’année pour ce département !

Et en prime, aucune obligation de déclarer quoi que ce soit : ni le nombre de blaireaux tués, ni de déclaration à faire. En clair, n’importe qui peut aller joyeusement massacrer du blaireau sans rendre de compte à qui que ce soit. On voit ainsi la « gestion » faite par certains, qui massacrent sans compter et sans connaître la population d’une espèce.

Évidemment, aucune nouvelle sur les avis donnés, on peut supposer que la synthèse était prête dès l’élaboration de la consultation : tout avait été déjà décidé, mais cela ne doit pas nous décourager pour autant, notre détermination finira par faire vaciller les choses.

Une nouvelle consultation publique , concernant une Période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2017 au 16 septembre 2017, en Aube.

Ils nous expliquent ainsi que cette période est mise en place à cause des dégâts des blaireaux sur les talus ferroviaires et les activités agricoles ainsi que sur le fait que cette période complémentaire ne porterait pas préjudice à la population globale.

Bien sûr, aucun exemple n’est avancé, aucun chiffre : on ne connait rien des dégâts, ni du nombre, ni de l’emplacement, ni du préjudice, ni même des populations.




le 2 juin 2017
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Pas-de-Calais projet d’arrêté préfectoral
pour détruire 90 blaireaux en tir de nuit et
par piégeage par collet à arrêtoir

URGENT : suite à l’appel du GDEAM-62, participez avant le 7 juin 2017 !
Le projet est consultable ici :

Vos participations doivent être envoyées ici :

Les arguments ci-dessous peuvent être utilisés, ils ont été rédigés par M. Alain Ward; Merci de reformuler et de ne pas simplement recopier.
vous pouvez consulter l’avis du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité du 2 juin 2016, visible sur ce lien : 

Pour avancer des arguments plus précis adaptés au contexte de ce projet d’arrêté:

Ce projet d’arrêté n’est pas étayé par un argumentaire qui justifie la nécessité de prendre des mesures exceptionnelles pour réguler le blaireau en plus des mesures déjà autorisées : chasse et la vénerie sous terre depuis le 15 mai.

Le motif de dégâts aux cultures agricoles et des atteintes aux infrastructures routières et ferroviaires est uniquement affirmé sans être étayé par des observations localisées et quantifiées.
Le motif de transmission de la tuberculose bovine n’est pas recevable, car les 2 éléments stipulés par l’article 7 alinéas 3.2 et 4 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 pour enclencher la battue administrative ne sont pas réunis (voir détails dans l’arrêté ministériel en pièce jointe)

– la battue administrative ne peut être utilisée qu’en cas d’infection avérée ce qui n’est pas le cas puisque le Pas-de-Calais est au niveau 1 de la surveillance événementielle des animaux porteurs de lésions suspectes par examen de carcasse et par le réseau SAGIR (cervidés, sangliers, blaireaux) dans la cadre de la chasse et de la vénerie ;

– la battue ne peut être organisée que dans le secteur d’infection ce qui n’est pas mentionné dans le projet d’arrêté ;

– si l’infection était avérée, la vénerie sous terre devrait être interdite ce qui n’est pas le cas non plus dans le Pas-de-Calais. (« Interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens » )




le 15 octobre 2016
Le blaireau, amateur de raisin et grand prédateur des vignes Genève
En dix ans, les vignerons genevois ont été indemnisés à hauteur de 106 000 francs pour des dégâts causés par le mustélidé.

Il y a une certaine délicatesse dans sa manière de procéder. Sur son passage, les grappes disparaissent proprement. Les pieds de vignes ne sont pas amochés, la terre n’est pas retournée. Comme si, au moment des vendanges, le blaireau participait à l’effort général de cueillette. Sauf que dans son cas, les raisins ne viennent pas garnir les paniers des saisonniers. L’animal, gourmand, préfère les avaler.

Anecdotique? Pas vraiment. Emilienne Hutin, du domaine du même nom situé à Dardagny, est confrontée au mustélidé depuis quelques années. D’expérience, elle parle de «bouts de lignes vendangées», sans cacher son agacement. Son voisin Guy Ramu, du domaine de Chafalet, parle de «présence importante et problématique» de blaireaux aux abords des vignes. Au point que les dégâts engendrés sont systématiquement communiqués aux autorités cantonales.

Au service des gardes de l’environnement justement, le chef, Alain Rauss, reconnaît un «réel problème dans certains vignobles genevois». Des secteurs sont particulièrement concernés, à commencer par les communes du Mandement – Russin, Dardagny et Satigny. «Les terrains en pente et les sols meubles de la zone en font un lieu d’habitation idéal pour les blaireaux, qui vont parfois jusqu’à s’établir au cœur des domaines viticoles.»


Dans l’ombre des sangliers

Selon les données du service, ces animaux ont coûté à l’Etat quelque 106 000 fr. en dix ans pour leurs seuls dégâts dans les vignes. A titre d’exemple, les indemnisations versées aux agriculteurs s’élevaient à 14 070 fr. en 2015. C’est plus qu’en 2014 (5221 fr.) mais beaucoup moins qu’en 2008 (31 319 fr.)

Si le phénomène n’est finalement pas nouveau, tous les acteurs s’accordent à dire qu’il est aujourd’hui de plus en plus visible. En cause, la bonne gestion du cas des sangliers, dont les traces laissées dans les vignes avaient tendance à masquer celles des blaireaux. De 91 625 fr. d’indemnisation en 2008, la facture des dégâts causés par ces suidés est passée à 595 fr. en 2014 et 0 fr. en 2015. Pour atteindre ce résultat, des bêtes ont dû être tirées (240 en 2015) mais pas seulement. D’autres mesures préventives existent. Les sangliers peuvent par exemple être nourris en amont afin de leur ôter l’envie de rôder dans les vignes.


Trappes anti-retour

Des solutions qui pourraient être appliquées au blaireau? Alain Rauss rappelle que «jusqu’à présent, l’animal n’a jamais été tiré» et que «tout est mis en œuvre pour éviter d’en arriver là». Les vignerons sont aidés financièrement pour barricader leurs plantations à l’aide de treillis électrifiés.

Pour le cas des blaireaux résidents des domaines, le Service des gardes de l’environnement encourage le déménagement. Des trappes empêchant leur retour au terrier peuvent être installées, pour une efficacité encore toute relative. «C’est sans compter sur les entrées secondaires et l’attachement au territoire de la bête, analyse François Dunant, spécialiste genevois des mustélidés. La vraie solution consiste à suivre de près la population du secteur et déloger les individus avant qu’ils ne prennent leurs aises dans une zone problématique.»









le 8 juillet 2017

Tir de nuit et piégeage du blaireau autorisés dans l'Oise
En dépit des très nombreux avis argumentés contestant ce projet d'arrêté, celui-ci a été adopté. Les éléments de réponses apportés aux contestataires en page 4 de cette synthèse manquent sérieusement d'objectivité et de rigueur scientifique. Ils dénotent un point de vue exclusivement cynégétique. Le point de vue de ceux-là même qui chassent le blaireau... 
Aucun élément scientifique n'est apporté dans ces réponses. Les naturalistes et les éthologues qui étudient cet animal (et qui sont, eux, les vrais spécialistes) ne trouvent aucune justification dans la chasse du blaireau, bien au contraire. 

Cette décision contestable intervient alors que le blaireau est cette année en situation de grande fragilité. En effet, les fortes chaleurs et la sécheresse causent en ce moment une mortalité des jeunes très importante. 

Virginie Boyaval, éthologue et fondatrice de l'association Meles http://www.meles.fr/ réagit dans un reportage de France3 Picardie au sujet de l'aberration de ces arrêtés préfectoraux:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/oise/compiegne/compiegnoise-se-bat-protection-blaireaux-1290199.html

Les consultations publiques donnent la possibilité aux citoyens et aux associations de collaborer au processus de prise de décision. C'est un outil démocratique qui a pour but d'apporter différents avis qui permettront d'aboutir à une décision éclairée, minimisant, par le fait même, les risques d'insatisfaction générale. Que dire alors de cette décision du préfet qui ne tient pas suffisamment compte des très nombreux commentaires de désapprobation pertinents?

Si vous souhaitez exprimer votre incompréhension sur cette décision auprès de la préfecture de l'Oise (avec courtoisie svp) :   http://oise.gouv.fr/Contactez-nous

La décision du préfet de l'Oise, Didier Martin, est décevante certes, mais il ne faut pas se décourager! Il est primordial de continuer à participer massivement à ces consultations publiques. 
Le préfet doit assumer la responsabilité de sa décision finale lorsque celle-ci va à l'encontre de l'opinion publique. De plus, une participation régulière du plus grand nombre qui exprime son opposition contribuera à l'avenir d'éviter les projets d'arrêtés préfectoraux abusifs qui sont demandés par les fédérations de chasse et certains agriculteurs. 

Restons mobilisés! 

La stricte protection du blaireau est une nécessité




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